256 JOURNAL DES SCAVANS,

dre fur ce qu'elle conriennent , beaucoup plus que nous ne l'au- rions fair, fans cette circonflance. On ne verra dans notre expofé au- cuue réHexion , ni aucun trait qui ne foit tiré de l’une ou de l’autre de ces deux piéces , dont nous laif—

ferons le jugement a ceux qui fe—

ront en état de le porter. Nous nous contenterons de faire connoi- tre ces piéces telles qu’elles font.

Pour y mieux parvenir nous em- prunterons autant qu'il n'ous {era poflible, les propres expreflions de I’Auteur du Plan & de {on Al)» bréviateur , en difiinguant par des guillemets ce qui ell de l'Abbré— viareur, 86 par le caraé‘tére itali— que le texte de l’Auteur méme du Plan. Tout ce qui ne {era point alnfi difiingué n’en {era pas moins tiré prefque mot pour mot de ces deux piéces, dont nous avons feu— lement rell‘erré, indiqué, 8c abregé 1e détail, fans meme en déranger l'ordre que fort rarement.

Nous commencerons par l’ana- lyfe de I’expofition faite par M. Formey , parce que cette {econde piéce , deflinée a fervir d‘inrrodu- (tion 21 la premiere , paroic bien remplir cctte deflination.

s, ll n’y a point d'objets plus di- ,, gnes d‘attention que ceux qur in- térellent le bonheur de la Socié— n té..... Or ce bonheur confil‘te ,, principalcment dans la jouiffanee w paifible des avantages” vauxs 53 par des voyes légmmes. Mais a) dell 1e bon ordre de la Jufiice . . . n qui [fair] la bafe de ce bon— hem}. Rien n‘étoit donc plus

avantageux quc d’allhrer ce born ordre. n L’amour des Peuples 8: » la {agefTe en ont congu le plan [en Prufle it l’exemple de ce qui avoit été fair en France 1)) & l’exé- » cution [de cefprojet] a été con- n fiée £1 des per onnes qui réunif— n fent toutes les qualités du coeur n propres £1 cet important travail.

Pour acquérir une jufie idée du plan du Roy de PruWe, M. For- mey remarque avoxr eu recours a. deux amis, Philofophes & Jurlf- confultes, qui ayanr été employés file faire exécuter, lui ont fourni tous les matériaux de [en petit ou— vrage, auquel il déclare n’avoir foumique l’Ordre 8:13. forme. Mais cet ordre, cette forme & l’expref- {ion qui les accompagne fuffifent pour faire reconnoitre dans M. Formey l’Auteur des diverfes pro- duélions que You a déja vues de lui, 8c don: nous avons fair con- noitre une partie dans ce Journal, en y rendant compte des memoi- res de I’Acade’mie de Berlin.

L’homme ( dit M. Formey‘ dans l’expofition dont i1~ s’agit) n eff pour la fociété , u c’efl: ce qui l’éléve au-delTus des animaux. ”Mais la fociéte’ ne {gauroit fe 7, maintenir l'ordre n’y régne. n Cell cet ordre qui. ”unmet les 1) Nations policées autant au—def. 3) {us des Sauvages, que ceux-ci n font au-defTus des brutes u; 3; dans les fociétésles mieux policées cet ordre ell expofé 2‘1 divers trou- bles, dont les trois principales cf. pe’ces font les guerres , les crimes 86 les procés. Les guerres {our ré: