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Diane

((Comme un pilote

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par Christiane Beaupré

et Pierre Robltallle'

La chanteuse Diane Tell participait récem- 'ment au festival musical de Mariposa a Toronto.

Nos collaborateurs

l’ont rencontrée et ont

réalisé le compte-rendue suivant de l'entrevue.

D Le visage est ravis- sant, les yeux immenses, profonds, sérieux. A 22 ' ans, elle possede deja une evidente maturité musi- cale et la soif d’appren- dre et de créer demeure toujours intense.

A res un stage impose par ’autorité familiale au Conservatoire du Quebec a Val d’Or, elle prend vi- vement gout au jazz au C.E.G.E.P., decouvre 1e folk, adopte definitive- ment la guitare et cuisine ses premiers textes «vala- bles». ,

Elle aborde la scene en 1975 avec le titre ambi- tieux d’auteur-composi- teur-interpréte. Elle se revele rapidement a la hauteur.

La communauté artis- tique, les media et sur- tout le public l’adoptent chaudetnent; et la roue tourne toujours pour Diane Tell, puisque cet engouement ne s’est pas dementi et que l’ex é- rience acquise se tra uit par une impressionnante

variete des styles et qua.

1m des chansons. Bile s’avoue exigeante,

cyan developpée un sens -

mattique marque. M cents heures lui

ont semblée nécessaires pour produire son der- nier microsillon avec les

resultats que l’on peut,

maintenant a précier.

Un regard ucide porté autour d’elle, dans le grouillant domaine du show business, lui fait deplorer une carence fla- grante au niveau des techniques de base: «90% des chanteurs d’ici ignorent comment lire la musique». «C’est», dit-el- le, «une fraude aberrante qui peut couter le succes.

Il .n’est pas .surprenant

de voir tant de groupes et d’individus disparaitre apres un premier succes fracassant. Lorsqu’on comprend les bases du solfege, on peut plus ai- sément analyser le succes ou l’échec d‘une chan- son». » Les vrais profes- sionnels se comptent donc ‘sur .le bout des doigts. Elle avoue ainsi une solide admiration pour la methode de tra- vail d’un Rene Simard et, aux antipodes, Diane Dufresne.

«Ils ont le pouls reels du‘ ubllc, connaissent a ton ses exigences et ses limites et cherchent con-

sciencieusement a plaire et a produire avec une qualité constante. Ils vont durer.»

Si elle a choisit de louer un appartement a New-York, c’est que la situation privilégiée, ri- che et puissamment exci- tante de la métropole américaine lui permet un certain recul, lui fournit le temps et l’impulsion nécessaire pour compo- ser, suivre et étudier les chefs de files ui s’y pro- duisent afin ’approfon- dir sa technique et la rafraichir.

Retourner au Quebec équivaut a accomplir de longues, épuisantes, mais enrichissantes tournées.

Ainsi, jusque sur une route poudreuse du Ma- nitoba, dans une bour— gade perdue, avoir infiltré une «toune» en anglais, dans son tour de chant, Diane fut co» pieusement huée.

Ailleurs, un éreintant périple a Vancouver se vit conclure par un spec- tacle dans un theatre a pen pres desert.

Aucune sur rise donc si elle se 1e ouverte- ment des gérants d’artis- tes: la plupart sont des promoteurs' minables, affamés de gains faciles et qui se f... de l’évolu- tion de leurs rotégés.

Débrouillar e, éveillée an sein d’un milieu sans

itié, elle s’est acquise ’estime de tous.

Le fait d’etre une des seules femmes auteur-

pour

compositeur-interpIEte dans le domaine du jazz n’est pas étranger a sa réussite.

Elle a dfi travailler d’arrache—pied pour assu- rer son succes, implan-

tant a elle seule 1e style

jazz en francais. Elle cul— tive 1a polyvalence mais aussi, une certaine fasci- nation pour les rythmes brésiliens. ,

L’inusité la captive et c’est autant par curiosité que par gout d’éclectisme que son public grandis- sant, tant anglophone que francophone, la suit et la soutient.

Elle nous avoue d’ail- leurs que son genre ac- croche relativement bien puisque les ventes de son microsillon «Entre Nous» rejoignent celles des gravures de Diane Dufresne.

Soit dit en passant, Diane Tell est tres fiere de son dernier long—jeu ct nous promet un reje- ton encore supérieur.

Du dix au treize juillet, la pluvieuse Belgique hébergera Diane. Apres les Charlebois, Vi- gneault, Leyrac, Lelie- vre, Michel et Juster, elle ira aussi evoluer sous les faisceaux du prestigieux Festival de Spa.

A cette occasion, €116 intrepretera quatre chan- sons: «Les cinema-bars», «Gilbert», «Maitre en parologie» ct «Si j’étais un homme». On lui en: voie 1e mot de Cambron- ne!

' juiu

populaire

. sur ela‘fkqvauté et la tyrannie. lors de la ‘B

91¢ ‘1

_ 0 et ”91914. Elle s’identifie alors a éune idéologie suscitant des prises de positions. passionnées. ,C’est d’ailleurs pendant cette période que la revue des troupes, 1e défilé militaire, devint le clou de la fete 'et que ce rituel bien .vivant aujour- d’huit s’est établit. Tour a tour féte de la Victoire (1919), rassemblements pour la liberté (1935 et 1939) et féte de l’Unité Nationale, 1e 14 juil- let 1945 fut, selon les mots du général De Gaulle, «plus que jamais fete nationale, puisque la France y fete sa victoire en meme temps que sa liberté».

Le president actuel de la République, M. Valéry Giscard d’Estaing, souhaite, lui, don- ner un souffle nouveau a la fete nationale des Francais en misant davantage sur les celebrations populaires plutot que sur les celebrations officielles et 'protocolaires. L’Express saisit l’occasion pour presenter ses meilleurs ‘voeux a ses lecteurs Francais de Toronto et du Canada. -

Le 14 Juillet,ille§ Erancais fete 1e triomphe‘

Stills (Prism) Parr-'16s

Féte Populaire et~ Conscience d'zme Nation

__’”éUEBEC

La Crise d’Octobre,

dix ans plus tard *

C] Le 5 octobre 1970, a Montreal, l’attaché com- mercial de Grande-Bre- tagne James Richard Cross est enlevé dans sa demeure par un groupe du Front de Liberation du Quebec qui declenche l’une des plus graves cri- ses olitiques de l’histoi- re 11 Quebec.

L’armée occupe la métropole pendant que la police cherche febrile- ment les terroristes et qu’une deuxieme «cellu; 1e» enleve et assasine 1e vice—premier ministre Pierre Laporte, ministre du Travail. Profitant- de l’adoption par le Parle- ment federal, de la Loi sur les mesures de uerre, les forces dc l’or re ef- fectuent quelques 450 arrestations de personnes connues et fichées com- me militantes ou sympa-. tisantes des mouvements de gauche, sociali‘stes et indépendantistes, dans la province.

Le 3 décembre suivant, les ravisseurs de Cross, au nombre de cinq, échangent leur ota e contre des sauf-condults pour Cuba.

Grace a la presence d’une informatrice au sein du F.L.Q., Mme Ca- role Devault, la police de Montreal cbnnalt l’iden- tite d’une sixieme per- sonne suceptible d’avoir participé a l’enlevement du diplomate britanni-

que. Il s’agit d’un anglo-t

phone, rofesseur de C.E.G.E. ., du nom de Nigel Barry Hammer. Celui-ci est arréte le 8 juillet... .1980!

Le public ne connait l’existence d’un sixieme homme que depuis no— vembre 978, date on son nom a été lance par un député de l’Union Na- tionale a l’assemlée légis- lative québécoise dans une question qu’il adres- sait au ministre de la Jus- ttce.

Pourquoi s’est-il soon- 16 presque dix ans entre _l’acte criminel et l’arres- ,tation de Nigel Hammer? C’est la la question que se pose tout le Quebec de uis cette semaine.

e qui semble evident, c‘est de surcroit que l’homme n’aurait sans doute jamais été inquiété si 1e gouvernement que- bécois (péquiste) n’avait pas institué une Commis- sion d’enquéte sur les ac- tivités terroristes dans la province en 1971 _et 1972, Commission qui é- tait parvenu au cours des derniers mois a éclairer le rOIe ambigue des li- ciers dans cette trouble.

La Commission resi- dée par Me Jean eable qui doit remettre son rapport final incessam- ment au ministre de in Justice du Quebec, a eu- tre entree découvert ue les autorites etaient ort

pérrode

bien r'enseignees sur les .activités _et les projets den goupes terroristes de

ontréal, mais qu’ap- paremment pour prote- ger la vie de curs sources

de renseign ements, elles

ont tardé a intervenir pour y mettre fin. Certains observateurs de la scene politico-poli- ciere québécoise vont meme jusqu’a affirmer. qu’en agissant de la sorte, la lice a carrément manipulé les terroristes et prolongé artificielle-

ment la crise d’Octobre.'

Pour discréditer les the- ses présentées a la po u- lation par le Parti Que é- cois au'ourd’hui au pou- voir? lusieurs, au sein du P.Q. et du gouverne- ment actuel en tout cas, sont arrives a cette con- clusion.

Le public lui, tente de faire la part des choses et de com rendre.

La ommission Kea-

ble, pour simplifier

davantage l’affaire, a gift, plusieurs fois intermm» pre ses travaux pour redéfinir son m’andat, a la suite de l’obstructiorn des divers corps. policiers (notamment la G.R.C. fédérale), dear injonctions émises contre elles par les tribunaux supérieurs,et a la lumiére de ses propres Idecouvero tes!

Les motifs du gouver- nement du Quebec liti— méme de réouvrir we enquéte sur les événe ments qui ont ébranlé 1e Quebec, ont été égaie ment sujets a interroga- tion de la part de cite» yens que l’objeetif péquiste repousse par-ti» culterement loin.

Le systeme judiciai‘re du Quebec est toutefois le cogs qui sortira le plus haude de cette nouvelle reecriture dc l’histoire et quidevrn en

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