_A premie1e me. la pro. ition qui coiffe ce com: :1 taire peut paraitre ridi= '~. Les titres alarmistes journaux nous portent {fit a croiro que l‘assi- ation Iinuuistiquo dos :3 cophonos do l‘()ntario es1

ir1o1 e1 sibloment ongageo sinon doia un fait au-ompli. l’burtant. malgré qu‘il no soit pas aiso de faire appel a la raison clans un dobat aussi passionno. l'imporlan- ('e do la question n’exi- go-I-olle pas un effort partia

culier de 1aisonnement "a f1oid“? l)‘abo1d. il nous faut abs

solumem nous départird‘un projugo aussi profondomem ancro que faux : les anglo: phones om peur de l‘assi‘ milation. Non seulement i.ls

b... -MM--“..;_-__m.,_

S FRANCO-ONTARIEIIS : DES 'IIGLOI’I'IOIIES

III PARLEII'I'

no coluent aucun 1isque dc perdre leur langue mater- nelle a cause du grand base sin anglophone nord~amori= oain. mais, mome si cola survenait dans lo nord do l'Onta rio. ils on souffriraient

.moins quo les f1ancophonos.

C1101. eux, la loyauto 1inguis= tiquc est nulle. Leur impé= rialisme no passe pas par la langue, comme celui de la France. par exemple, qui a toujours cherché- a expor: ter sa culture.

Lo drame consiste donc

“GORE LE FRAICAIS 7??

a fonder une politique lino guistique sur la supposition que l’attitude linguistique est la meme chez les angiopho- nos que chez les francopho= nes. Prenons soulementpour preuve l’his :oire de Windsor,

{Suite en page 5)

‘ondres, Paris. Vienne. cosmopolites le som r maniere et selon leur ,stvle .‘Toronto aussi

it“

VOL. 1 No. 2 MERCREDI LE 24 MARS 1976

URNAL CANADIEN DiNFORMATIONS POLITIQUES ET

general 01 e11 particulior. 88 condition cosmopolite 1am par les races qui s‘v rcna

contrent les languos qui s’ §

parlent, les religions Qu

pratiquent, les professions qui s‘y exercent, les aflfaires qui s‘1 op‘erent , que par

[out ce qu 'impliquent et- real

présentem races. langue .

TORONTO COSMOPOLITE

religion.

faires. En trois siécles, ce qui

est peu'a lamcsure dutemps,

professions ot af-

‘(Suite en ‘page 4);

CULTURELLES POU” LES FRANCOPHONES DE TOUTES ORIGINES

3527 Ponytrail Drive Mississauga Ontario L4X 1V9

u’est devenu Ie Vietnam?

11 est trés difficile de savoir comment se déroule la vie quotidienne au Sud-

Vietnam. Si. des centaines do journalistes de tous pays ont démandé un visa, la qua: sitotalité se l’est vu refuser.

ll y a entre quatre et dix journalistes otrangers restos a Saigon, mais ils

n’ont pas le droit de sortir'

do la ville sans laissoz- passer, ni la possibilité de dire tout ce qu’ils voient et apprennent, sans risquor l’expulsion.

Lo 25 avrilprochain, doi- vent avoir lieu, au Vietnam, des elections gcnérales conu sacrant la reunification du Sud et du Nord. Il sera into- ressant, a l’occasion do ces elections, d’observer la ma- niere dont 1e regime dc lla- noi entend respecter le plu- ralismc politique et laliber- d’expression.

I] y a un an, l’armee du Sud s’effondrait sous les coups non pas des maqui- sards du Vietcong, on dépit du mythe soutenu par toutes les presses communistes, mais des chars de l’Armée nord-viemamiennc, actuel- lement la troisiémepuissan- ce militaire du monde. 11 y a toujours, en ce moment meme, une vingtaine de di- visions nord-vietnamiennes stationnées au Sud- Vietnam.

Hanoi a pris en main 1a propagande et precede a la “rééducation” des Sud-Vietu namiens. Un pluralisme de facade laisse subsister, a Saigon, des partis non communistes.

Les sectes, trés impor- tantes et representatives, ne sont pas admies au dialo- gue. Bien mieux : les com- munistes du Sud sont éli-

minos, relogues dans des postes subalternes, au pro- fit du Nord.

L‘interdiction de circuler hors de Saigon emp'éche, évi- demment, les reporters de constater s’il y a ou non des camps de rééducation et de travail, s’il y a ou non des poches de resis- tance dans le Delta, ou en- core s’il y a eu repression sanglante. On n’a, sem- ble-t-il, pas commis au Viet= nam les atrocitos qui ont etc [)erpotrées auCambodge.

Mais, s’il n’y a pas eu de fusillades, il existe néan- moins au Vietnam, un mode subtil d’exocution, qui est la corvoe dc “déminage” selon ce que rapportent des rofugios chinois passes a liong Kong. Réfugiés peu nombreux, car, 15 encore, comme tous les gouvome- ments communistes, celuide Ilanoi prohibe l’omigration, meme aux Vietnamiens do- tenteurs du passeport fran- gais.

Dans cos conditions, 11 parait improbable que les elections puissent étre dé- mocratiques. Du moins, el- les le seront au sens non pas pluraliste et liberal, mais au sens marxiste-lé- niniste du terme. Cela s’ex- plique : le Bureau politique de Hanoi est un des plus traditionalistes du monde

Vcommuniste. 11 est composé

de onze membres dont la moyenne d’z’ige est de 63 ans et qui se considérent comme les gardiens de l’or- thodoxie, supérieurs en pun reté meme 5 Pékin et a

Moscou réunis. Ce Le Duan, premier Se- crétaire du Bureaupolitique, (Suite en page 2)