Semaine du 2 au. 8 mars 1982

ARTS ET SPECTACLES ©EWEMA

The Amateur

D’une situation absurde a l’autre...

par Pierre Robitaille

A deux semaines d’ inter- /

valles, deux productions at gros budget, estampillées “canadiennes”, ont envahi nos écrans.

Tandis que Quest for Fire séduit immédiateinent par son originalité et son dynamisme, The Amateur,

par contre, impose un aca- de’misme clinquant et dépassé. En vérité, The Amateur est un thriller déce- vant. S’il agrippe l’attention au départ par des prémices inusitées, le film a t_6t fait de s’essoufler, puis de trébu- cher (avec le spectateur)

dans un . embrouillement d’imbroglios.

’L’excellent roman' de Robert Sittel ne survit pas au bistouri de l’adaptation cinématographique.

' que l’écrivain parvient a closer et a équilibrer les in-

vraisemblances, a soutenir”

d Algoma et Thunder Bay.

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et orales:

annees

l

I’Ontario

Ministere de la Santé

I'Ontario

Dennis RTImbrell, Minist're

En vue d'ameliorer la q'ualite' des services ,_ publics aux residents de I'Ontario, Ie Ministere de la Santé a entrepris d‘offrir aux residents francophones de la province des services complets de santé en langue francaise. Ces services en langue francaise seront d'abord accessibles aux trancoph’ones qui habitent les regions designees deStormont, Glengarry, Prescott, Russell, Ottawa-Carleton, Nipissing, Temiscaming, Cochrane, Sudbury, de méme que oertaines parties des comtes (1 Essex, ,2, Kent Rentrew, Simcoe, Niagara etles regions

Le Ministere de la Santé a mis en vigueur une polrtique de sen/ices de santé en langue fran— caIse dans les secteurs d'activites suivantes.

l obligation de traiter en anglais et en francais dans les communications écrites

I‘identification en anglais et en francais des bureaux des immeubles et des vehicules du Ministere au cours des trois prochaines

Ia francisation de tous les formulaires et docu- ments officiels du Minis‘tere servant au public;

et, l'edition en trancais comme en anglais de tous les documents et de toutes les publications offi—, CIelles du Ministere destinées au grand public.

’VOUS SERVIR EN FRANQAIS, C’ EST.

l

Cette politique du Ministere s adresse e’galement aux organismes qui recoiveht leurs fonds d‘ exploitation du Ministere tels que les hopitaux et les institutions publiques de santé de

Vous servir en trancais, c’est la notre objectif!

Renseignements- Ontario ' l-800-268-7507 ' (416) 965- 3865 V

(a frais virés) si notre indicatif régr'onal est 807

Alors -

Christopher Plu‘mmer dans The Amateur.

les implausibilités, sinon les esquiver, a l’intérieur du médium écrit, 1e scénariste, lui, doit compresser et sup- primer, annihilarlt sur la

pellicule une indlspensable .

crédibilité.

Restreint par les confins-

du film, un solide tacheron comme Charles Jarrot '(Anne of the Thousand Days) est forcé de tituber d’une situation absurde a une autre, multipliant les développements boiteux, jusqu’a ce que décrochent

' l’attention et la conviction

du cinéphile.

Pourtant, l’ idée au départ est» excitante. Nous sommes saisis -par la brutale agres- sion du consulat américain a Munich par un détachement de terroristes. Des employés sont pris' en otages a la pointe de mitraillettes. Une jeune fillei, Sarah (Lynne Griffin) est' léichement et froidement abattue par le chef du grOupe.

A Washington, dans le

centre nerveux de la CIA, song fiancé Heller (John Savage) est ,sidéré par la’ tournure cles e’vénements. Employé de l’Agence, 11 con-

. trfile les codes de sécurité’

contentis de le cerveau élec- tronique. Excédé par l’ap-4

~

parente passivité de ses .\ supérieurs, il subtilise des in- formations dommageables ,et sous la menace du chan- tage, les force a l’intégrer dans un camp d’entraine- ment. pour tueurs d’élite.

Dominé par une rage vengeresse, il planifie l’ex- termination systématique des terroristes, confortable- ment abrités derrriere la frontiere tchécoslovaque.

Ce prélude nerveux frise 1e rocambolesque. Pourtant,

. la mise en place ne manque pas de, flair et d’énergie. On suit, les motivations d’un héros sympathique, écrasé par un destin dévastateur, confronté'a des périls surhu- mains cet- héro'l'sme est séduiSant.

Catapultée derriére le Rideau de Fer, l’aventure s’envase rapidement dans la sottise. Les vilains pullulent a outrance. De l’Ouest, des

_ agents américains cherchent

a le liquider pour éviter une situation compromettante. Les terroristes alertés sont a l’afffit», tandis queles ser- ~vices secrets tcheques exami- nent les procéduresavec une

1. curiosité ambivalente.

' Inutile contrepoint, la

voluptueuse Elizabeth (Mar- .

the Keller), autre agent

secret a la solde de la CIA et son oncle secourent, Heller.

Personna es é'arés d’une‘ g

fantaisie de J amés Bond, ils fournissent une aide ra- tionellement inconcevable, sans jamais s ’attirer les foudres de leurs supérieurs.

Présenté sous forme de

mini-série, le concept aurait'

peut-étre fonctionné, mais ici, la forme séquentlelle

hachurée ruine la continuité. .

L’interprétation osCille entre l’hystérie et la frigidité. J ohn Savage joue comme un bloc de glace, sinistre, 1e visage crisp’é, un robot sans une lueur d’humanité. >Marthe

. Keller, l’inévitable heroine

des films d’espionnage con- tinentaux, répéte une‘ routine et Christopher Plummer, jam- bon consacré des super- productions canadiennes,

parodie Lawrence Olivier

dans ses r61es germaniques (Marathon Man, BoysFrom Brazil) Les petits roles sont

, interprétés avec l’ énergie du

désespoir. .

, Finalement, The Amateur, retombe sur l’illu- sion que l’intrépide Heller triomphe d’un labyrinthe d’adversités par la seule force de son ingéniosité. C’est un peu “hénaurme”.

L’EXPRESS 5

s’embéte‘.‘

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J‘scvaJ‘?“

Un placement de puriSte?

Puriste, i1 faut l’étre quand il s’agit de métaux précieux, notamment de l’or. Toute monnaie—lingot qui est un alliage et qui contient du , cuivre par exemple, est moins pure, et soh affinage occasionne des frais supplémentaires. La Feuille d’érable en or. du Canada contient exaCtement une once troy d’or fin, sans alliage, sa cote de pureté étant de 999. En fait, sa pureté est plus grande que celle d’autres pieces peut— —etre plus connues. Cette pureté incontestée explique 1accuei1 tres favorable que lui ont accordé les investisseurs avisés, qui peuvent 1a revendre aussi facilement qu ’ils l’ont achetée. La plupart des analystes financiers vous diront qu un bon invesfisseur doit équilibrer ' /l _ son portefeuille avec de 1’.or Car la valeur de 1’or suit tradition- ' ,1 nellement 1e cours de 1’inflation.Vous pouvez vous procurer 1a . /) Feuille d ’érable en or du Canada a la Banque de Nouvelle- ,) Ecosse, a d’autres comptoirs bancaires, aupres des sociétés de fiducie, chez les courtiers en valeurs mobilieres et les commercants de monnaie

La Feuille d‘érable en or du Canada

*M Royal Canadian MOV‘Igaie royaie

Ienne

Une “police de la

pensée’ ’, qui vous veut du bien... 1.

1 (Suite de la page 1)

Dans le c'as qui nous occupe, l’existence d’une Com- mission des Droits de l’Homme et, e’videmment, d’un Code (uh ensemble dc lois) des. Droits de l’Homme, veut inciter les citoyens a éliminer 1e racisme, le sexisme, ou autres attitudes discriminatoires' malsaines, de leurs

, aCtIOI'lS.

Le Secrétaire d’ Etat fédéral, sans enfreindre aucune loi ici, a néanmoins dépassé les bornes fixées par la Commission ontarienne en qualifiant Adrienne Clarkson de “Chinese girl”.

«M. Trudeau n ’aimerait sans doute pas qu ’on se réfere a lui comme un “French boy” », indique M. Purcell.

Notre Commission a toutefois aussi des pouvoirs les memes depuis 20 ans, ‘souligne le président.Quand la persuasion morale ne suffit plus,'le recours aux tribunaux et l’imposition de sentences (des amendes ou des compensations aux victimes de discrimination) s’imposent. , .

NOUVEAU SYS'I‘EME PLUS RAPIDE

Un nouveau systeme, appelé “rapid charge”, que

» l’on pourrait traduire en francais par “poursuite

rapide”, est maintenant en vigueur a la Commission des Droits de l’Homme de l’Ontario pour régler hors cours les cas qui lui- sont adressés. _

Les agents de la Commission tentent maintenant de jouer le role (1’ arbitres entre les plaignants et les accuses (un locataire se disant victime de discrimination raciale et le propriétaire de son logement, par exemple, ou en-

core une femme considérant qu’elle n’a pas obtenu un . <

emploi a cause de son sexe et le patron incriminé) et se rendent sur place pour enqueter et rétablir le dialogue entre les deux parties.‘

«On 5 ’est apercu .tres souvent que des renvois ou des situations (1’ injustice étaient 1e résultat de malentendus que nos 'agents ont permis de régler a la satisfaction des deux parties.» M. Purcell précise qu ’environ les deux tiers des cas traités par la Commission par ce moyen sont maintenant réglés sur place a la premiere rencon- tre.

Les autres doivent suivre les procedures habituelles et passer devant un “tribunal” spécial mis sur pied par la Commission.

Environ quarante pour cent des cas de discrimination indue (indue, parce que toute “discrimination” 11 ’est pas nécessairement mauvaise) qui aboutissent devant la

. Commission ont trait aux. relations raciales. L’un des

dix commissaires ontariens, le Dr. Bhausaheb Ubale, est d’ailleurs spéCialement chargé de ces questions.

La composition de la Commission tente d’ailleurs de refléter celle de notre société. Deux des dix com- missaires parlent «francais couramment le- vice- président, 1e Rabbi Gunther Plaut, et Mme Marie Mar- chand, de North Bay.

Un autre quarante pour cent des causes porte sur la discrimination sexuelle (surtout des femmes qui reven- diquent des poStes qui leur auraient été niés). .

Avee l’entrée en vigueur de la Loi 7, 1e Code des Droits de 1’ Homme del’ Ontario “couvrira” désormais. les handicapés et les victimes de harcelement sexuel.

La langue et “l’orientation sexuelle” sont toujours

des metieres qui ne sont pas incluses dans le Code et M. Purcell refuse absolument de se prononcer quant a

l’opportunité on non de changer cette situation. «Mon role est seulement d’ appliquer la loi existante. »

M. Purcell ne voit qu ’une contradiction entre le Code des Droits de l’HOmme de l’Ontario et la nouVelle Charte fédérales des Droits et Libertés: Ie premier ex- clut l’a age de la retraite (65 ans) de sa liste de cas possibles de discrimination indue, tandis que la seconde l’inclut-. 0n sait que dans le cas d’un ’conflit‘entre les deux textes, devant un tribunal, la Charte ‘canadienne l’emporte sur les lois provinciales.

PAS DE QUOTAS _ Appelé a commenter la teneur d’ une récente loi québécoise obligeant les compagnies de plus de 50 employés a embaucher trois pour cent de personnes handicapées, M. Purcell indique que le gouvernement ontarien 11 ’est pas favorable a l’imposition de quotas au secteur privé. On ne peut donc pas parler “d’ action positive” (lat'

' traduction du terme américain “affirmative action”) . en Ontario, 51 ce n’est que pour les criteres d’embauche

que la fonction publique s’impose a elle-meme.

M. Purcell est toutefois d’accord avec les objectifs sociaux des mesures (1’ action positive et il prone l’in- troduction de mesures d’incitation financiere pour les atteindre.

Ainsi, il voudrait voir le gouvernement récompenser, par des diminutions de taxes ou des subventions, les en- treprises qui embauchent des handicapés, ou qui don- nent des chances égales aux femmes ou aux noirs, etc.

M. Purcell ne nie pas qu’il faudrait alors une bureau- cratic beaucoup plus lourde pour évaluer toutes les demandes que de telles mesures produiraient. .. En fait, comme tout chef de service gouvernemental qui se respecte, i1 veut plus de personnel et des budgets plus importants!

L’expérience de ces politiques, dans les autres pro- vinces et les autres pays enseigne aussi qu’en voulant

' régler de cette maniere 1e probléme(?) de la discrimina-

tion, on ab’outit généralement a créer un réseau de privileges et d’1njust1ces.sans parler du gaspillagé des fonds publics.

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