Semaine du 9 au 15 novembre 1982

L’EXPRESS —- 3

publié par LE TORONTO EXPRESS INC. 135 ave. Broadview Toronto M4M 2E9 Tél: (416) 465-2107

Courrier de deuxiéme classe Enregistrement no 5043

Fondateur et President : Jean Mazaré

Directeur et Rédacteur en chef : Francois Bergeron

IDEES

Une Hotel de Ville controlée par les ouvriers pourrait entreprendre un développement massif des logements a but non—lucratif, des transports publics, de l’éducatlon, de la sante et d’autres services civiques vitaux. Elle pourrait sévir contre les prOprie'taires, de’masquer la violence raciste et anti-ouvriére de la police de Toronto, et appuyer les ouvriers contre les employeurs qui réduisent les salaires. (...) Comment les ouvriers peuvent—11$ prendre l’Hotel de Ville en charge? Nous pouvons nous rallier derriere les efforts électoraux des syndicats et de leur parti, le NPD. (...) Les ouvriers et leurs syndicats doivent s’impllquer davantage dans le NPD pour le transformer en une arme plus efficace des inte’réts des

travailleurs.

—— Wendy Johnston

Candidate de la “Revolutionary Workers League” au poste de maire de Toronto, dans un pamphlet intitulé Vote Socialist for a Worker’s Government In City Hall.

Méritons-nous d’avoir de la bonne televrswn?

TVOntario a décidé cette année, pour générer de nouveaux revenus et pour se rapprocher du public, d’inviter ses téléspectateurs a devenir membres de la société provinciale de television educative. Créée en 1971 par Queen’s Park, TVO est subventionnée a la fois par le gouverne- ment ontarien et le Secrétariat d’Etat fédéral et tire également certains revenus de la vente de ses émissions au pays et a l’étranger. Le financement public ajouterait donc une quatriéme corde a son arc.

Il était sans doute devenu nécessaire pour TVO de s’engager sur cette avenue, en pleine pe’riode de recession économique, ou les divers niveaux de gouvernement ne peuvent tout simplement plus taxer davan- tage les citoyens et, devant la hausse ver— tigineuse de leurs deficits, doivent tout faire pour limiter leurs dépenses. Cette for- mule lui fournit également l’occasion d’associer plus étroitement la population a

la planification de son travail, ce qui est utile \pour une entreprise dont lesuccés

de’pend aussi directement de l’ appreciation

du public qu’un réseau de télévision.

Les entreprises privées de communica- tion (radio, télévision, journaux, maisons d’édition, producteurs et distributeurs de films, etc.), comme, finalement, toutes les entreprises privées, doivent, pour exister, répondre le plus souvent possible a une demande réelle, c’est—a-dire a des besoins réels (si on accepte la definition libérale de la notion de besoins, qui implique la liberté individuelle de les determiner). Elles peu— vent bien sfir offrir de nouveaux produits et ainsi créer une nouvelle demande, de nou- veaux “besoins”. Il reste que la télévision privée dispose d’instruments d’évaluation que méprise la télévision d’Etat : les cotes d’écoute et des normes de rentabilité.

C’est en fait tout le secteur public qui se croit au-dessus des lois fondamentales du

\ marché et qui pretend imposer l’existence d’entreprises dont personne ou tres peu de gens n’achétent les produits ou n’utilisent les services. Souvent, les politiciens justi- fient la creation d’entreprises par les gouvernements, de meme que certaines na- tionalisations, du fait que le secteur privé les considere non rentables et va refuser d’en prendre 1a charge ou les abandonner. Or, si ces entreprises sont non rentables, c’est justement parce qu’elles servent une trop faible minorité. ,

Qu’il s’agisse d’un service de télévision educative de grande qualité, d’une troupe de ballet ou de programmes d’aide aux handicapés ou aux pauvres, l’intervention de l’Etat est inutile lorsque la majorité de la population —— ou un nombre suffisamment

élevé de gens riches ou simplement aisés est intéressée et contribue financierement et autrement a préserver et développer ces institutions spécialisées ou ces services a but non-lucratif. L’intervention de l’Etat sous-entend méme que la société dans son ensemble s’est avérée incapable de le faire librement : une autorité supérieure quoiqu’en pensent les démocrates, les gou- vernements modernes ont échappé au con- tréle des citoyens —— doit prendre par la force une tranche de vos revenus et la distribuer selon ses priorités et non pas les votres. Or, la plupart du temps, les gouvernements n’ont jamais donné l’occa- sion aux citoyens d’exercer leur libre choix et de participer, entre autres en dépensant leur argent comme ils le veulent, a l’élaboration des projets nationaux et la construction d’une véritable société organique. .

L’initiative de TVOntario est donc un pas dans la bonne direction. L’invitation qu’el-le lance au public devrait étre acceptée avec enthousiasme, d’abord parce qu’elle est un témoignage de confiance envers les sentiments et les capacités de la population de cette province, ensuite parce que la cause a défendre —— la production et la distribution, d’émissions éducatives de qualité -— vaut tous les efforts demandes.

Les émissions a caractére scientifique ou culturel “élitistes” de TVOntario n’ac— crochent pas un nombre de téléspectateurs aussi important que les comédies de situa— tion, les parties de baseball, les jeux ques- tionnaires ou le Johnny Carson Show de CTV, Global, City et les réseaux améri- cains. Par definition, la te’lévision éducative est spécialisée, parfois compli- quée, et ne pretend pas s’adresser aux masses. Elle a done besoin, dans une société libre, soit d'e faire partie d’un réseau plus vaste qui diffuse aussi des e’missions financierement rentables, soit de recher— cher des appuis hors du cercle de ses usagers imme’diats.

Il est important d’établir qu’une télévi— sion (ou toute autre entreprise) qui sacrifie la quantité au profit de la qualité n’a rien d’utopique en pays capitaliste. Il est méme possible, comme l’ont démontre’ les Ame’ri- cains a plusieurs reprises (60 minutes, Shogun, etc.) de re’concilier qualité et quantité... et rentabilité! Il faut souhaiter

et agir en ce sens en appuyant des efforts .

comme ceux de TVO qu’il soit un jour normal que des emissions de haute qualité divertissent et informent une majorité de téléspectateurs.

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Les centres de santé

communautaires jouiront d’un nouveau statut dans le systéme ontarien

Les centres de santé com- munautaires se verront. maintenant allouer par le gouvernement provincial un budget global, comme les hopitaux et les program— mes communautaires de santé mentale, fondé sur les besoins de la collectivité a desservir.

Ils étaient auparavant subventionnés selon une formule contractuelle a court terme.

Le ministre de la Sante’, M. Larry Grossman, qui annoncait le nouveau régi- me la semaine derniere, de- vant l’Association on- tarienne des centres de san- té, a indiqué que ceux-ci possédaient maintenant un nouveau statut, apres avoir été un parent pauvre du systeme de santé en On— tario.

De plus, le changement“

de politique élargira le role des centres actuels et ouvri- ra la voie, a promis M. Grossman, a la creation de nouveaux centres. La pro- vince compte 10 centres de santé communautaires et 17 organismes qui s’occu- pent de services de santé. «Ces établissements et ces organismes, a dit 1e minis-

_ nautaires qui

tre, joueront un role impor- tant a l’avenir».

Le centre de santé com— munautaire, a reconnu M. Grossman, offre la sou- plesse voulue pour répon- dre aux besoins de diverses collectivités. «T res sou- vent, il est au service de per- sonnes qui ont un revenu peu élevé et peu d’instruc— tion et qui ne savent pas tirer profit du systéme».

«Le centre de santé com- munautaire donne acces a toute une gamme de servi- ces relatifs a la santé, dispenses directement par le centre, qu’il s’agisse de consultation médicale ou de conseils en matiére d’alimentation, de loge— ment et de services, et il constitue une fenétre ouverte sur l’ensemble du systeme de santé.»

Les propositions prove“ nant de groupes commu— veulent établir un centre de santé communautaire seront étu- diées par les conseils regio- naux de santé. Le ministre a annoncé qu’une subven- tion de $160,000 serait ac- cordée a l’Association au cours des trois prochaines années pour appuyer les centres de santé commu-

nautaires et les organismes qui s’occupent de services de santé.

Le changement de politi- que vise a répondre aux be- soins d’une société pluralis- te en matiere de santé. Il fait suite a une e'tude effec- tuée par un groupe présidé par le docteur Fraser Mustard, lequel a examine diverses possibilités de systemes de santé pour la province. Le dernier rap— port du groupe d’étude doit étre rendu publique sous peu.

Remarquons que le mé- me ministre Grossman qui parle ici de pluralisme est celui qui a refusé en sep— tembre dernier l’établisse- ment at Toronto d’une clini- que privée du célébre der— matologue roumain Pavel Kozak, aujourd’hui prati— quant en Allemagne de l’Ouest, inventeur d’une cure pour une trés rare maladie de peau dont est at- teinte une quarantaine de Canadiens. .. Le pluralisme du systeme de santé ontari- en s’arréte en effet la 01) pourrait commencer l’en- treprise privée a but lucratif, supposément pour préserver “l’universalité de la gratuité” du systeme. [:l

L’Ontario construit une

école... au Bahrein!

,Le ministére ontarien de »

l’Education a signé récem- ment un accord de $1.6 million pour la creation

d’une école de formation

technique pour la Force de' défense du Bahrein, e'mirat insulaire du Golfe Arabe, tres riche en ressources pétroliéres, au large du Koweit et de l’Arabie Saoudite.

La Société des services»

éducationnels de l’Ontario

pédagogique nécessaire a

'l’acquisition des com-

petences techniques et pro- fessionnelles, l’entretien‘du mate’riel de tranSport ' et d’aéronefs et les systemes de communication.

Le major Mohammed Kuwaiti, de la Force de defense du Bahrein, a déja déclaré que la formation dispensée a l’étranger dans

* 1e passe était cofiteuse et ne

répondait pas aux' besoins de son pays. Le gouverne- ment du Bahrein avait, par consequent, pris la decision de créer sa propre école de defense.

Au nombre des organis- mes canadiens qui par- ticiperont a l’étude .et au

programme de mise en- . Oeuvre de l’école technique “’figurent (SSEO) assurera l’aide,»

Environmental COnsulting Services Ltd.; Friesen Kaye and Associa- tes; la Société des services éducationnels de l’Ontario; Perrytech Corp. Ltd., et Project Planning Associa- tes Ltd. Le ministere cana- dien , de la Defense na— tionale fournira de l’aide technique et des services de consultation, particuliere- ment au niveau de l’élabo- ration des programmes et

des schémas de cours.

Le ministre de l’Educa- tion, Mme Bette Stephen- son, a fait remarquer a l’oc- casion de la signature du contrat, que- celui-Ci cons- titue une étape importante dans les relations gran- dissantes entre le gouverne- ment ontarien et les Etats du Golfe. Le contrat ap- para’i‘t également comme l’un des aboutissements d’une visite effectuée au début de l’année par Mme Stephenson dans cette

' région avec l’ambassadeur

canadien Ian Wood.

M. Ian McHaffie, prési- dent de la SSEO, a indiqué que l’on entreprend ac- tuellement d’autres discus- sions au Koweit sur l’aide a apporter aux forces armées de ce pays, et au Qatar sur les services de santé.» El

Vous voulez devenir animateur ' de télévrsron? Faites de la politique!

On connait le cas de l’an- cien chef du NPD-Ontario, M. Stephen Lewis, qui s’est recyclé en animateur de television, pour le profit des téléspectateurs autant que pour celui des élec- teurs, il faut 1e dire. Voici maintenant que le chef du Parti Liberal de l’Ontario, M. David Peterson, sans quitter la politique cette fois (zut!), a décidé de devenir vedette de la télévi- sion (et re-zut!).

Le 8 novembre, il rece- ,

vait un autre politicien— devenu-animateur, 1e docteur Morton Shulman, a son emission David Peter- son ’s Ontario au poste local du cable.

L’ex-député du NPD y fait valoir son point de vue toujours controversé sur les questions d’actualité pour la politique provinciale et sur l’état de l’éCOnomie.

Le Dr. Shulman fait par- tie d’une liste de notables

ontariens qui discuteront avec le chef de 1’0pposition a Queen’s Park dans les se- maines a venir dans le cadre de son émission de télévi- sion. M. Peterson a ainsi invite 1e président de l’Université de Toronto, le Dr. Claude Bissell, 1e porte- parole autochtone Gordon Peters, 1e Dr. Bhausaheb Ubale, commissaire des Droits de l’Homme, et l’économiste Douglas Peters. D

Les libéraux ontariens conteste l’omission du droit a la propriété dans la Charte

La Charte canadienne des droits et libertés est l’oeuvre du Parti Liberal au pouvoir a Ottawa, mais les représentants de ce méme parti a la legislature on- tarienne viennent de demander que soit corrige'e une erreur de taille dans la Charte : l’omission délibé-

_' rée du droit a la propriété

privée.

Ce droit e’tait inclus dans .le projet initial de Charte, mais le. premier ministre Trudeau a accepté assez rapidement d’ailleurs —— au cours des négociations con— stitutionnelles, une demande du Nouveau Parti Démocratique de MM. Ed Broadbent et Bob Rae vi- sant a l’éliminer du projet final. Les socialistes

faisaient valoir que l’inclu— sion du droit a la propriété privée —— reconnu par la tradition au Canada depuis toujours —— pourrait limiter la marge de manoeuvre du

gouvernement, l’empé-

chant peut-étre de proce'der

a des nationalisations de

compagnies ou a l’imposi- tion de controles.

Le député Herb Epp (libéral, Waterloo Nord) a présenté récemment une résolution afin d’amender la Section 7 de la Charte des droits comme suit «Chacun ale droit a la vie, la liberté, la sécurité de la perSonne et la jouissance de la propriété et le droit de ne pas étre privé de ces droits, sauf en accord avec les principes de justice fon- damentale.»

La proposition n’eSt pas isolée, fait remarquer M. Epp : elle est conforme a un autre amendements du meme genre présenté dans d’autres assemblées législatives du pays, notem- mant en Colombie-Britan- nique. On sait que les premiers ministres provin- ciaux peuvent proposer des changements a la Constitu- tion lors de conférences fédérales-provinciales.

Rien n’indique toutefois que le premier ministre on-

tarien, M. William Davis,

considére cette question comme étant prioritaire, et qu’il défendra 1e principe de l’amendement de‘ la Charte pour inclure 1e droit a la propriété privée lors d’une prochaine con- ference nationale.

L’ACTUALITE NAEEIGDNALE

Malgré l’énorme deficit fédéral,

la campagne des . obligations d’épargne était écourtée

par René Verne

La campagne de vente des obligations d’épargne du Canada, qui a débuté le 25 oc- tobre pour se terminer le 8 novembre, est la plus courte (deux semaines, soit la moitié du temps de l’an passé) de l’histoire de cette operation par laquelle le gouvernement em- prunte directement de l’argent aux citoyens, et ce, malgré ses pressants besoins dans ce domaine, face a un terrifiant deficit record de pres de $24 milliards en 1983.

Les obligations d’épargnes ne sont toutefois que l’une des trois méthodes traditionnelles a la disposi— tion du gouvernement fédéral pour combler la difference entre ses dépenses et ses revenus (les deux autres étant des emprunts hebdomadaires ou a terme auprés des banques). Comme 1e veut maintenant une pratique consacrée, l’objectif d’Ottawa pour la cam- pagne des obligations d’épargne n’avait pas été réve’lé et, si on ne connait pas encore 1e montant ex- act qu’elle a rapporté, on peut présumer que le gouvernement fe’déral a atteint son objectif puisqu’il n’a pas prolongé la campagne cette année.

Le déficit fédéral a véritablement explosé depuis 1976, passant alors de $1 milliard, 01) i1 se mainte- nant depuis plusieurs années, a $5 milliards, pour at- teindre $12 milliards en 1978, $14 en 1982 et $24 en 1983 a cause de la recession. Il représente maintenant 30°70 des dépenses fédérales totales et compte pour 33°70 du produit national brut du Canada (com- parativement a 5.5070 des dépenses et 13°70 du PNB en 1975).

' Pour compléter ce tableau, on estime presente— ment que tous les gouvernements au Canada sont ac- tuellement responsables de la production de 43 070 des biens et services produits au sein de l’économie cana-_ dienne, comparativement a 36% aux Etats-Unis et 33% au Japon.

L’émission 1982—83 des obligations d’épargne rapporte 12% d’intérét pour la premiere année. C’est moins que la plupart des placements a terme mais ceux-Ci ne sont pas encaissables en tout temps sans pénalités. Par rapport aux comptes d’épargne des grandes banques, ils rapportent toutefois davan- tage. Ces émissions auront un taux de rendement minimum de 8.5 070 a compter de la seconde année. Le taux de rendement des obligations d’épargne est en effet susceptible d’étre corrigé, d’année en année, en fonction de la conjoncture; c’est ainsi que le taux de rendement de toutes les obligations antérieures non échues a été porté de 10.5% a 12% pour l’année commencant le ler novembre 1982.

Les nouvelles émissions, pour lesquelles on avait e'tabli un plafond individuel de $35,000, arriveront a échéance le ler novembre 1989.

L’émission 1982-83 était la 37eme émission des obligations d’épargne du Canada, la premiere ayant eu lieu en 1946. Depuis la premiere émission (en ne comptant évidemment pas cette année, dont on ne connait pas les re’sultats), les Canadiens ont acheté pour plus de $81 milliards de ces obligations. L’an dernier, plus de 3,500,000 personnes en ont acheté, e’tablissant ainsi le nombre total des souscriptions recues depuis 1946 a plus de 53 millions.

Les acheteurs ont touj ours 1e choix entre deux for- mules d’obligations : a intérét régulier et a intérét com posé. L’obligation a intérét régulier paie l’in- térét annuellement par cheque ou par depot direct a votre compte de cheque ou d’épargne. L’obligation a intérét compose, qui permet de gagner de l’intérét sur l’intérét, peut étre acheté au comptant ou par versements selon le mode d’épargne mensuelle et le mode d’épargne salaire.

D on B0 udria (Suite de la page I)

On sait que l’ACFO (Association canadienne- frangaise de l’Ontario) a déja demande au ministre de l’Education, Mme Bette Stephenson, d’intervenir auprés des conseils scolaires de ces deux re’gions pour qu’ils reviennent sur leur position.

C’est en 1980 que le Conseil consultatif de langue francaise local a demandé au Conseil scolaire de Cochrane l’établissement d’une entité francaise a l’école secondaire d’Iroquois Falls. ,11 vient de refuser une demande en ce sens re’ite’ré par la Com- mission des langues d’enseignement de la province, qui avait été saisie de l’affaire. A Mattawa, c’est depuis juin 1981 que les demandes de creation d’une entité francaise a l’école F.J. McElligott sont re- jetées par le Conseil d’éducation de Nippising. El