6 -‘- L’EXPRESS

Semaine du 26 juillet au 1er aoflt 1983

création

opéra

\

La m yste’rieuse foré‘t de Saint-A rbrousse—Poil

Chapitre IX: Fiflard raconte 1e voyage de Bernard. 01‘1 l’on voit encore qu’un bienfait n’est jamais perdu.

(Suite de la semaine passée)

Elle avait échappé au loup et se trouvait brusquement devant une hutte de paille. Ranula s’arréta a l’entrée de la hutte et é_couta. Elle enten-

par Pierre Léon

dit la voix d’un homme épuisé raconter qu’il était revenu en courant de la chasse parce que le dragon l’avait poursuivi. Il conclut en disant:

Ce dragon est un animal diabolique, il a déja mangé presque tous les gens de ce pays! 11 finira par nous at- traper nous aussi et nous dévorera!

11 a la peau si dure, ajouta une autre voix, qu’aucune fléche n’arrivera jamais a le transpercer.

Ranula reprit sa respiration et le coeur battant, elle dit de sa petite voix grave:

Moi, je connais quelqu’un qui peut tuer votre dragon.

Les deux chasseurs se demandaient bien d’ou venait cette voix.

—— Qui es-tu? dirent-ils.

Je suis ce que je suis, répli— qua Ranula. Et je connais quelqu’un qui peut transpercer la peau de votre dragon.

Les deux chasseurs cher- cherent partout d’du venait cette voix mystérieuse. Mais Ranula était bien cachée dans une touffe d’herbe verte comme elle, avec des fleurs jaunes comme les trois rayures qu ’elle avait sur le

dos et comme ses jolis yeux

d’ or.

Et 01) est celui qui peut tuer le maudit dragon de la forét? demandérent les chasseurs. . —— Je vous conduirai a lui, si vous me faites une promesse, dit Ranula. _

——' Nous t’écoutons.

—— Celui qui'peut vous sauver est tombé dans un trou que vous avez creusé. Si vous l’aidez a en sortir, il vous aidera a tuer le dragon.

D’accord. Mais si ton ami ne tue pas le dragon, nous vous garderons tous les deux! Et nous vous mangerons!

Entendu! dit Ranula, qui savalt combien Bernard était fort.

Et Ranula saute aux pieds des deux chasseurs bien étonnés de voir que c’e’tait une si petite grenouille qui leur avait parlé d’un tdn si assuré. Mais, cho'se promise chose due. 115 la. suivirent vers la trappe ou le pauvre Ber- nard trépignait d’impatience, en faisant voler des nuages de poussiére. , .— Calme-toi, crie Ranula, des amis viennent te sauver.

Des amis! hurle Bernard, quand i1 voit les chasseurs avec leurs lances, «je vais leur trouer la peau du ventre d’un coup de come!»

Calme-toi, reprend Ranu- la. J ’ai conclu ur1 pacte avec eux. Ils vont t’aider a sortir et tu les aideras a tuer un dragon qui terrorise toute la forét.

Bernard fut tres long a con- vaincre. Mais Ranula réussit tout de meme a lui faire ac- cepter le projet qu’elle avait fait. Il promit tout ce qu’on voulut. Les chasseurs avaient abattu un tres gros arbre qu’ils firent descendre dans le trou ou était 1e pauvre rhinoceros. Celui-ci put alors se servir de l’arbre comme d’une rampe pour sortir du trou.

Une fois dehors, il se mit 21 .

trépigner de joie et, dans son exhube’rance habituelle, abat- tit sans s’en apercevoir soixante—douze chénes et trente-sept sapins géants: Les chasseurs étaient terrorisés et se déclarerent convaincus de la force du rhinoceros.

—- Et 01‘1 est-i1, ce dragon? demanda Bernard.

Suis-nous, répondirent les chasseurs.

Ranula qui était remontée sur le dos de Bernard, fut la premiere a découvrir au loin, entre les branches touffues de la forét une lumiére qui s’allumait et s’éteignait avec un éclat puissant.

C’est-lui! dirent les deux chasseurs en se sauvant a

toutes jambes.

Ranula avait tres peur.

Bernard qui baillait, 1a fit. rentrer dans sa grande gueule.

Mets-toi dans ma dent creuse, tout au fond, a gauche, dit-il. Mais ne tape

_ pas du pied, ca réveillerait ma .

vieille douleur.

Quand Ranula fut en sécu- rité dans la dent creuse de Bernard, l’assaut commenca. Le rhinoceros, part, basse, la come en avant. Tout vole, dans une tempéte de poussiere et de feuilles et de branches et de lianes et de ronces et-‘de noix de coco et de mangue‘s et d’oranges et de

» bananes! des vertes et des

mfires. _

Le dragon tout ébouriffé d’écailles de feu, 1a gueule ouverte comme l’entrée des grottes de l’enfer, montrait des crocs-de treize metres cin-

quante de long, pointus com- _me les piques du diable. Il

avait une langue de serpent, fourchue, rouge comme braise et longue de quatre metres vingt-huit. Il crachait des flammes comme les

téte '

_ '— Foui,

forges de l’enfer. Il attendait Bernard au sommet d’un roc énorme, plus haut que la Tour Eiffel a Paris et que la Tour CN 21 Toronto.

Bernard ne voyait rien. I‘l continuait a foncer 1a corne en avant et envoyait dans les airs d’ énormes troncs mainte- nant sans feuilles et sans fruits. 11 n ’était plus loin du dragon. [1 sentait la chaleur des flammes que le monstre crachait a pleine gueule. Ber- nard alors recule dans la clairiere qu’il avait faite, prend son élan et part au grand galop vers'un immense arbre a pain. Déraciné d’un seul coup, par la corne irresistible de Bernard, l’ar- bre vole dans les airs et s’abat juste sur la téte du dragon. Et toc! dit Bernard en entendant 1e choc terrible. Voila un pain! avec l’arbre, ajoute-t-il, en riant aux éclats.

Le dragon avait roulé du haut de son rocher, jusqu’aux pieds de Bernard,

, qui se met a trépigner le corps

du monstre pour e'teindre le feu qui sortait par tous les

.trous horribles de son corps.

Et i1 en avait des trous a feu, ce dragon! Bernard en comp- ta mille huit cent cinquante- six. Et i1 en oublia certaine- ment car il ne comptait pas trés bien au—dela de mille cinq cent quarante.

Quand les feux du dragon furent éteints, Bernard recula a nouveau, reprit son élan et vingt-trois fois de suite de sa corne pointue, troua la peau de la béte malfaisante, com- me une écumoire.

Les chasseurs ahuris et bien heureux n’en revenaient pas. Un fleuve de sang noiratre sortait par les blessures du monstres et alla emplir douze vallées voisines. L’une d’en- tre elles est d’ailleurs mainte- nant appelée la mer Noire.

Dans toute la forét, on fit une féte pour remercier Ber- nard. Mais i1 ne resta pas la

‘longtemps car'il avait hate de

retrouver son pays. 11 y arriva bientot avec Ranula qui de- vint, a force d’aimer Ber- nard, une tres belle princesse rhinocéros. Bernard, qui était prinCe de naissance, devint roi a la mort de son pere. C’ est ainsi que la petite rainette Verte aux yeux d or devint la reine Ranula. Elle vit encore tres heureuse au pays de Bernard, ent0ure’e de

l’affection de tous les rhinoce’ros.

—— Et de toutes les grenouilles! dit une petite

rainette rousse cachée dans l’herbe, qui avait écouté le récit de Fiflard.

dit celui-Ci. Et tout le monde applaudit. II]

Iittérature

Nasse et

feu

Premier-livre d’une nouvelle maison d’édltion a Ottawa

Jacques Flamand, au— teur et traducteur bien con- nu dans la re’gion Ottawa- Hull, Vient de publier un troisieme recueil deIpoésie, Nasse et feu, aux Editions du Vermillon, a Ottawa.

Créées en 1982,1es Edi- tions du Vermillon comp- tent publier en francais sur- tour. «Nous recherchons moins la quantité que la qualité, déclare la direc- trice, Monique Bertoli, qui ajoute: nous ouvrons trois collections: Parole vivante, pour les ouvrages' de créa— tion, dont Nasse etfeu est le premier titre. La seconde collection, Langue et com- munication, consacrée aux études et essais sur les ques- tions de langue, sera inau- gurée par Ecrire et traduire, de Jacques Flamand, dont la parution est pre’vue pour l’automne. Hommes et pays, enfin, sera histori- que, biographique, ge’ographique».

Les Editions du Ver- millon s’adressent aux auteurs et au public de la région Ottawa-Hull et de l’Ontario d’abord, mais sans exclusivisme.

Jacques Flamand, mem- bre actif de plusieurs associations de traducteurs et d’écrivains, est chef traducteur et rédacteur au Conseil des Arts du Cana-

« da. 11 a publié de nombreux livres et articles de sciences humaines, de critique et de poésie, et organi’sé plusieurs spectacles litte’rai- res et artistiques.

Ouvrage de 128 pages, il- lustré de dix dessins de

Maurice Vittoz, avec une

couverture rouge vif, Nasse et feu appelle 1a tendresSe qui seule peut faire barrage au néant de la mort.

Jacques Flamand habite Ottawa depuis 1966. 11 a enseigné a Paris, Strasburg, Montreal et Ottawa. Theo- logien, philosophe, psycho— logue, sexologue, rédac- teur, traducteur, écrivain, ses études longues et multiples et ses diverses ac— tivités professionnelles justifient ces diffe’rents titres. Mais, plus encore, lui importe celui de poéte.

Au Conseil des Arts du Canada depuis 1975, i1 y exerce les fonctions de chef traducteur, de rédacteur et de responsable des langues officielles.

Jacques Flamand est membre de l’Association des auteurs de l’Outaouais québécois, et de la Société des écrivains canadiens, section Ottawa-Hull, dont il a été president pendant deux ans. 11 a publié de nombreux livres et articles.

Nasse et feu est le troisieme recueil d’une suite , poe’tique dont le premier, Ailante, a paru en 1979 et le second, Eté d’aube, en 1980.

Poeme de l’émotion et de la souffrance bleuie, de la beauté cosmique et de l’amour blessé, poeme de la nuit et du cri, des espaces et de l’hiver, de la terre étoilée d’écarlate, poeme du ryth- me et du mot de saleve, poeme de la pauvreté et du vertige, Nasse etfeu appelle

la tendresse qui seule peut faire barrage au néant de la mort. Nu sur les crétes, 1e poete aspire 1’ haleine dc celle qui est vie. CI _

Eugene One'guine Le Festival d’Ottawa reléve 1e défi Tchaikovski

Depuis bientot quinze ans 1a capitale canadienne s’anime en juillet grace a Festival Ottawa au Centre

par John McClelland

National des Arts. Fondé par 1e chef d’orchestre Mario Bernardi, 1e Festival organise chaque année un nombre im- pressionnant de manifesta- tions musicales (récitals, musique de chambre, con- certs symphoniques).

Toutefois, la clef de vofite du Festival a toujours ,été constituée par l’opéra. Evi- tant en géne’ral les grands chevaux de bataille de la scene lyrique, Festival Ot- tawa a préféré se consacrer d’abord a Mozart, dont six des opéras ont été présentés au cours des années, certains méme deux fois. Ensuite on s’est efforcé a re’véler au public canadien des oeuvres- peu connues: Le comte Ory (Rossini), Cendrillon (Massenet), Midsummer Night’s Dream (Britten), Rinaldo (Haendel), le plus souvent dans des productions dont la qualité éblouissait.

Les grandes vedettes n’ont pas répugné a y figurer, de sorte que nous avons pu y ap- précier les talents d’une Marilyn Horne ou d’une Von Stade aussi bien que ceux des artistes canadiens dont la renomme’e mondiale les re- tient trop souvent loin de leur pays natal (Maureen For- rester, Louis Quilico, Joseph Rouleau).

Ainsi, i1 y a quelques années, le redoutable Jon Vickers y a chanté le r61e de Herman dans La dame de pi- que de Tchaikovski, role archi—difficile et, par consé- quent, opéra injustement négligé.

Cette année encore, malgre’ les restrictions budgétaires (meme la culture est‘soumise a la loi des 6 et 5!) Festival Ottawa a de nouveau relevé 1e défi monter Euge‘ne One’guine (1878). C’est une oeuvre plus célebre par ou'i-dire que par témoignage direct. Les danses du 3éme acte sont reconnues par un chacun lorsqu’il les entend a la radio, mais l’air

' de la lettre ou les adieux de

Lensky sont des morceaux dont on parle mais qu ’on n’a pas toujours entendus.‘ Depuis douze ans, par ex- emple, Eugene One’guine n’ a plus figure au programme de la Canadian Opera Compa- ny, quoique la Toronto Sym-

phony en ait présenté un ver—.

sion en concert en 1980.

Que cette oeuvre soit délaissée s’explique surtout par la complexité émotive de la musique et de l’intrigue. Félicitons donc Festival Ot- tawa d’avoir su engager John Copley, metteur en scene principal de Covent Garden, et Neeme Jarvi, chef estonien dont la reputation est déSOr- mais faite. L’un comme l’autre, Copley et Jarvi ont refusé toute excentricité, pré- férant nous montrer ce qui est dans le livret et dans la parti- tion au lien de subordonner ceux-Ci a leur propre egocen- trisme.

Aide's par une' ‘équipe puissante. (Robin Don pour les décors, Michael Stennett pour les costumes, Neil Peter Jampolis pour les éclairages, les choeurs formés par Brian Law et l’orchestre justement célébre du Centre National des Arts), Copley et Jarvi ont fait ressortir dans toute son intégrité la grande lecon

tchaikovskien pour

Thomas Allen dans Ie rOIe-titre au Centre des Arts d’Ottawa.

Simon & Garfunkel Plus ca change...

Pour la premiere fois

«depuis l’introduction des

miniljupes, Paul Simon et Art 'Garfunkel se

par Dominique Millette

réunis a l’exposition na- tionale canadienne de Toronto jeudi soir dernier pour jouer devant une foule de plus de 35,000 per— sonnes.

Le spectacle si anxieuse- ment attendu a jete’ un pont entre groupes de toute description. On pouvait

remarquer des jeunes filles

“mods” s’entretenir amicalement avec de vieux “hippies” de’chus, tandis que des femmes bien mises coto’yaient indifféremment des motards affublés de cuir use et de denim de’chire’.

Certains e'taient venus d’aussi loin que znew—zyork ou Vancouver pour l’occa— sion. Le concert donnait aux plus ages le plaisir de revoir a nouveau le ce’lebre duo, aujourd’hui séparé. Quant aux plus jeunes, les

sont

chansons qui n’existaient auparavant que sur les dls-

‘ques se. dressaient debout

devant eux pour la premiere fois.

De vieilles chansons telles que Sound of Silence, The Borer, Scarborough Fair et Bridge Over Trouble Water ont été ranimées sous leurs harmonies longtemps enveloppées de silence.

Depuis se’pares,

qu’ils sont les deux person-

nages ont fait leur chemin,’

chacun avec sa carriere et ses succes. Ils ont évolué et le monde a change avec eux. La generation de la Paix a cede la place a celle du Moi; celle du retour a la nature a Page de l’or- dinateur.

Cependant, les jeunes d’aujourd’hui ont te’moigné du fait qu’ils ap— pre’cient toujours les émo- tions que transmettent les chansons d’hier et les voix qui se sont envolées dans la nuit e’taient bel et bien les memes.

_Si cern’est qu’une seule fo1s, Slmon & Garfunkel Ont démontré qu’il est tou—

d’Eugene One’guine: que les émotions apparemment les plus diverses se touchent de pres dans une méme personne et presque dans un meme ins- tant. Et que si l’une de ces emotions réussit 21 en détruire l’autre, l’équilibre bascule dans le tragique: la fidélite’ cede au besoin de divertisse- ment, l’ennui vainc l’amitie’, l’amour ,tombe victime du devoir.

Tout cela aurait été nul et non advenu sans les dix solis- tes que Copley et Jarvi ont réunis pour réaliser leur con- ception. Malgré l’importance variable. des roles, nous avons rarement vu une distribution si égale. Thomas Allen (Onéguine) communique par sa voix et par sa presence, toutes deux remarquables, la tragédie de celui qui n’agit que par désoeuvrement et qui se rend compte’ trop tard des valeurs qu’il a niées. La Ta- tiana, Kathryn Bouleyn, in- carne la timidite’ qui se réfugie derriere d’épaisses lunettes mais qui sous l’effet de l’amour se transforme en passion et enfin en une noble abnégation. Elle maitrise par— faitement toutes les nuances techniques et affectives de l’exigeant monologue du Zeme tableau. Dans le role de Lensky, agent involontaire de la tragédie et sa victime, David Rendall atteint une ex- pressivite’ qui confére au per- sonnage une virilité qui trop souvent lui manque.

Dans les r61es non-tragi- ques citons: Lois Marshall, une nourrice trés émouvante, Gabrielle Lavigne, la mere dépassée par ses filles et par les événements, Diane Loeb (Olga), qui danse et qui chante avec une grace égale, Bernard Fitch (Monsieur Tri- quet), dont l’accent francais démontre qu’il a étudié notre langue a la bonne école, et Don Garrard (Grémine), vieil e’poux de Tatiana, qui a son insu fait comprendre a One— guine a que] point celui-ci a gaché sa vie.

Donc un tres beau spec- tacle at Ottawa et qui se répétera les 19, 23, 26 et 28~ juillet. Mais déja avant la premiere on jouait a guichets ferme’s.

Les amateurs d’opéra pourront voir Eugene Onéguine a la téle’vision de CBC (anglais) dimanche pro—

jours .possible de Chain dans le cadre d’une redécouvrlr le passe dans émisswn spéciale sur le les coeurs d’aujourd’hui. Festlval d’Ottawa. 1°‘C44,’ ACTA. W's M‘Asso‘a‘fi

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