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TORONTO—PARIS

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364-0101

FONDE EN 1976

DANSLLE MONDE DE L’INSOLITE

Le secret des pyramides d’Egypte ou de la civilisation Maya, les sciences du passé et de l’avenir -— des millions de questions assaillent les scientifiques et les philosophes des temps modernes. Parfois, des éclairs de génie ou des découvertes fortuites viennent poser u'ne piece du casse-téte au bon endrort. En voici quelques exemples, tels que rapportés par le Service Hebdo- Science.

JV, » m. ..,.. . _ ARM I .- 7’. coulait dans des moules de bois. Quelques heures

HOMO REPTILICUS?

L ’irnage que nous nous faisons habituellement des dinosaures est celle de géants stupides broutant l’herbe a longueur de joumée. _

Pourtant, on comptait parmi eux des étres min us- cules et des camassiers féroces. Certains vivaient dans la mer, d’autres sur la terre ferme. Certains marchaient, d’autres rampaient ou bondissaient.

Selon Dale Russell, paléobiologiste au Musée na— tional des sciences naturelles, :1 Ottawa, les dinosaures auraient tres bien pu évoluer et produire un bipede dote’ d’un cerveau comparable a celui de l’homme: un homme descendant du dinosaure au lieu du singel

LE CIMENT DES EGYPTIENS

Comment les travailleurs Egyptiens on_t-ils pp. . transporter les immenses blocs de plerre qu1 consti-

tuent les célébres pyramides? _

La question a arnené depuis des siécles pluSIeurs réponses différentes, surtout qu ’on ne s’accorde pas sur la fonction des pyramides (tombeau des r015, telescope, calendrier ou tour de controle pour des extra-terrestres...). . .,

Un chimiste francais, Joseph Davidovits, soutient aujourd’hui que les Egyptiens n’ont pas transporté

ces lourds blocs de pierre, ils les 'ont fabriq‘ué sur‘

place! ,

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plus tard, c’était aussi dur que d,u roc. Lors d’un récent symposrum auSmlthsonian Ins-

titute de Washington, Davidovits a déclaré que ses '

analyses révélaient dans les matériaux des pyramides des minéraux absents des carrieres voisines, ainsi qu’un pourcentage élevé d’un type de colle polymétrique. De plus, contrairement aux roches environnantes, ces matériaux .étaient peu denses et contenaient meme de petites bulles d’air.

Cette théorie reste cependant tres controversée

-' , dans les milieux archéologiques.

LE BOUCHON DES MAYAS

La brasserie Labatt n’a pas inventé 1e bouchon dévissable. On s’en doutait, mais les archéologues viennent d’en apporter la preuve irrefutable. ,

Dans une tombe maya récemment mise au jour au Guatemala, la premiere depuis 20 ans, ils ont trouvé une jarre dotée (1 ’un couvercle dévissable. ll pourrait s’agir du plus ancien couvercle du genre découverte

- dans l’hémisphere occidental.

La tombe, vieille de 1,500 ans, contenait le

'. sq'uelette d’un homme ag’é d’environ 30 ans. La

.découverte permettra de jeter un peu de lumiere sur la mystérieuse civilisation maya qui s’est épanouie au Mexique et en Amérique centrale entre le deuxiéme et le neuviéme siecle de notre ere.

LA SCIENCE CHINOISE

' ' Pendant des siecles, les plus grands savants et in- génieurs furent des Chinois. On connait bien sfir l’acupuncture, mais sait-on que plus de 2,000 ans avant que Galilée ne “découvre” les lunes dc Jupiter, un astronome chinois les avaient déja observées? Et que 900 ans plus tot, un autre astronome chinois avait construit le premier planetarium? Meme la modeste brouette était déja connue des Chinois 1,000 ans avant que les Européens n’en découvrent l’utilité!

Les Chinois ont inventé 1a poudre a canon. Des le 1 1e siécle, ils l’utilisaient dans leurs guerres et avaient d‘éveloppé les ancétres de nos missiles. Les Chinois ont aussi été les premiers a utiliser la poudre a des fins pacifiques: des 1e l7e siécle, ils tentaient de protéger leurs récoltes de la gréle en lancant des fusées vers les nuages, espérant ainsi transformer les grélons en gouttes de pluie.

Les Chinois ont aussi inventé l’odometre, 1a boussole et le sismographe qui, en l’an 132 de notre ere, enregistra une secousse survenue a 1,600 kilometres de distance. Des 1e neuvieme siecle, ils utilisaient des blocs de bois sculptés pour imprimer des pages entieres de texte; cela, 400 ans avant Gutenberg!

L’AVENIR DE L’UNIVERS

L’univers est-i1 étemel ou va-t-il disparaitre un ;

jour? Les astronomes l’ignorent. Une seule certitude les habitent: l’univers est en expansion, il se dilate.

L’astronome américain Edwin Hubble l’a c'on— firmé en 1929 en constatant que les galaxies, ‘les unités de bases de l’univers, s’éloignent les unes des autres... d’ou la théorie du "big bang”, l’explosion initiale, il y a 15 milliards d’anne'es, de toute la matiére qui aurait formé l’univers et qui aurait été concentrée en un seul point.

Suite :3. cet événement mystérieux, l’univers aurait commencé a se dilater en se refroidissant. On n’est

cependant pas certain que l’expansion ne pourrait .

pas s’inverser dans un processus appelé “big

crunch”. Mais si l’univers continue de se dilater, on .

prédit que toutes les étoiles auront fini de brfiler leur énergie dans 1014 années. Pour nous,,1es problemes commencent dans “seulement” 5 milliards d’an- nées, quand notre soleil aura épuise’ ses reserves d’hydrogenes et enflera en devenant plus lumineux,

faisant grimper 1a temperature sur Terre a 1200° C! '

3r

Vol.lX No.XXXI‘ Semaine du 7 au 13 aom 1984

LA PUBLICATION DE LANGUE FRANCAISE LA PLUS IMPORTANTE DU SUD DE L’ONTARIO

Les J eux Olympiques

1

ide

,

Le Canada a de bonnes chances de décrocher une médaille a la y _‘ . , canadienne de basket a surpris tous les observateurs. Lavictorre~ Ne 83} _‘

les

’1' s. L’equipe

Les athletes canadiens sontmainte-nant co ain—

cus qu’il est possible pour eux de rem te des

médaillesd’or aux J eux Olympiques, fra 1‘4OSAngeles une f‘barriére?’ psychologiqu tafui r .for’cl ' - .

'."." i.

Lorsq

ue 1a Québécoise sylvre eriiier a~

i

lundi la‘septiéme médaille, d’Orr du Cana‘

tremplin, devant les deux-‘Américaines .qu‘ig‘e'taient‘flfm favorites, le Canada devancait des pays_Mme~le--

Japon, la France et l’Italie avecnhtiit'v‘m'édailles

d’argent et sept de bronze. _ L’absence de l’URSS, de l’Allemagne de l’Est et

par la participation de 18 nouveaux pays, dont la République populaire de Chine) ne sufflt pas a expli-

quer ces succes canadiens.

On prédisait une victoire pour Bernier avant l’an- nonce du boycott soviétique, ainsi que des médailles d’or pour les nageurs Alex Bauman et Victor Davis. D’autres médailles canadiens, en cyclisme, en dans les faits la distinction entre les amateurs et les, aviron ou au tir au pistolet, l’emportent dans des professionnels. D

‘sant a _

l-

. ‘a , . plus" gr _d déveIOppe- sis-quire surerait a tous

icains, c’estla participa-

c

. tion relativemen‘ récente d’es entreprises privées de douze autres pays du bloc commumste des 'Jeux . 'qui batissent des piscines et des gym’nases, qui finan- de Los Angeles (qu1 n’est pas compensée, en qualité,

cent des programmes d’entrainement et qui foumis- sent de l’équipement qui permet maintenant de constituer l’infrastructure appuyant 1e développe- ment des athletes amateurs qui peuvent maintenant se mesurer a ceuxdes pays de l’Est. On estimait en effet que ces derniers étaient avantagés dans le passé par un systéme politique et économique éliminant

Pionnier des films “de qualité” et en francaIS a Toronto

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Le cinema Fine Arts

ferme ses portes ,

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Le cinéma Fine Arts, qui venait de de’ménager de la rue Yonge a la rue St-Clair Ouest, ferme définitivement ses portes, apres' sept dif- ficiles années d’opéra- tion on il a présenté des

par Francois Bergeron

films , comme Padre Padrone, Bye Bye Brazil, J.A. Martin Photographe, From

Mao ‘to Mozart, Our Hitler, The Draught- man’s Contract, La Balance et récemment L’Argent. \

Pionnier de la diffu- sion du cinema dit “de qualité” et, par la meme Occasion, du cinéma francais et canadien- 'francais a Toronto, 1e Fine Arts ne peut‘ con- tinuer de faire concur- rence aux deux chaines Cinéplex (qui vient d’ac- quérir Odeon) et Famous Players, qui se

. sont eux-aussi lancés dans la promotion du cinéma étranger et “de rép‘er— toire”, notamment aux salles- Carlton et Showcase (pour Cinéplex) et au Capitol (pour Famous Players), qui est l.’ancienne salle du Fine Arts.

Cinéplex possede aussi 1e cinema Interna-

tional et Famous Players le Cumberland Four. Une troisiéme chaine, le “groupe Bloor”, possede les cinemas Bloor, Fox, Kingsway, Brighton et, depuis peu, Revue, et présente aussi une programmation spéciale hors des grands circuits commerciaux nord-américains, mais

«ce groupe est resté’

fidele a lui-meme au cours des années et n’a pas constitué la prin- cipale menace», a indi- qué a L’Express de Toronto l’un des in- vestisseurs du Fine Arts, M. Curt Oliver. ,

C’est‘ en fait Cinéplex, appartenant a des intéréts torontois, qui a suivi et dépassé le Fine Arts dans le domaine des films étrangers et de qualité, avec une pro- grammation concentrée dans ses ‘dix cinemas du Carlton qui a attiré de nom- b‘reux cinéphiles. On retrouve d’ailleurs mainte- nant presqu’en tout temps des films en francais au Carlton (le grand succés francais Diva y tient présentement l’affiche, de

- méme que La belle captive).

Le Fine Arts a également toujours été boudé par le Festival des Festivals, grande manifestation an- nuelle qui irnplique des di-

zaines de sallea de cinema du centre-vill 3«Nous les avons appr'och, récemment pour les intérqyper a notre nouvelle salle,pgiais on n’a méme pas retoflné nos ap- pels», souligneéM. Oliver. Pour 1e moistde septem- bre (concu'retnment au

Festival des Festival...) le'

Fine Arts‘ ”prévoyait presenter une gie de films indonésiens. ais «nous perdions de argent a un rythme importing depuis le déménagement“ et nous ‘n’avions rien'de bien in- téressant 90 1:; mois d’aofit». . , .

. Dans tin “flmmuniqué émis par L.1«.Beath. and Associates, Ltd, ‘Ia com- pagnie de Linda’Beath qui a fondé 1e cinén’laf‘Fine Arts, _on estime que <il’état actuel de la competition entre les deux chaines at les attentes irréalistes des Histributeurs resultant du cans~ impos ., par le gouvernement» élimine l’exposant rindépendant voué a la presentation des meilleurs films intema- tionaux.

Le gouvemeitient fédéral exige des producteurs (les géants américains Para- mount, Universal, 20th Century . Fox, Warner Bros., mais aussi tous les producteurs " nationaux, européens et asiatiques) qu’ils offrent leurs films a 1’encan, au adieu d’en réserver l’excllISjivité 21 um

me d’en- -

faisait souvent dans le passé. La nouvelle loi a pour but de permettre a des chaines canadiennes relativement jeunes comme Cinéplex de pénétrer un marché traditionnellement dominé par des groupes établis depuis plus longtemps, mais elle a aussi pour effet d’éliminer de petites compagnies comme le Fine Arts, qui s’employaient aussi a décrocher des contrats d’exclusivité avec des pro- ducteurs.

L’entreprise de Linda Beath avait _également opéré le cinéma Festival, adjacent au Café New- Yorker dans le quartier Bloor & Yonge. «Nous n’avons jamais fait de pro- fits avec 16 Festival», indi- que toutefois Curt Oliver. Le Festival avait donc été abandonné apres un an ou deux et celui qui l’avait rachetér. en avait fait un vulgaire cinéma porno. La salle a toutefois été rachetée et rénovée par Odeon (Cinéplex) et s’appelle maintenant Showcase.

On a aussi constaté une rapide succession de voca- tions au Capitol avant que Famous Players ne revienne a la formule du Fine Arts.

Ironiquement, le Fine Arts disparait aprés avoir trop bien réussit a donner aux cinéphiles torontois 1e gout des films intema-

seule chaine 'camme on 1e. ,tionaux et francais. D

A

s une forte competition -

manifestation

.- Los Ange

Expressions F ranco-On tariennes

7 Denis Lalonde: j V studio in Sudbury ,, tout change

Sentinelle, piece de Denis Lalonde en noyer. Ne a Iroquois Falls at resident de Sudbury, ce sculpteur participe a l’expositlon multrdrscrpllnaire Expres- sions Franco-Ontariennes qui aura lieu a College Park du 1er au 15 octobre

1984 (la Semaine Francophone a Toronto). L’

vénement est organise par

Sylvie Bélanger, du Centre francophone de Toronto (Harbourfront).

L’exposition Expres- sions Franco—Ontarien- nes qui marquera 1a Se- maine Francophone a Toronto du ler au 15 oc- tobre prochain, nous donnera l’occasion de découvrir une vingtaine d’artistes et d’artisans de chez nous, comme le sculpteur Denis Lalonde, sur'qui nous portons notre attention dans cet article.

Chaque semaine, d’ici

‘l’ouverture de l’exposi—

tion a College Park, nous vous présenterohs

l’un (ou l’u'ne) des par-~

ticipant(e)s a cette unique dans la ville—reine.

En décembre 1978 a Sud- bury, Denis Lalonde réalisa un réve personneLen ache- tant un ancien atelier, de menuiserie‘ qu’il emploie

depuis comme studio de sculpture.

Depuis 1982, il a par- ticipé a plusieurs exposi- tions individuelles et de groupes a Sudbury, ou i1 réside depuis 1959. 11 a notammentobtenu en 1983 ' une bourse du Conseil des Artsnde l’Ontario pour un

ensemble Sculptural intitulé .

Projet voilé. II a e'galement produit 11116 série de pein- tures —- MyHome Town—— en rapport avec les célébra- tions du centenaire de Sud- bury. ~

’Ce sculpteur franco- ontarien age' de 40 ans vient de 'se mériter, au mois de juin dernier, le premier prix de lfexposition du

_bicentenaire de l’Ontario

organisée par le musée de assey.

Pourtant, avant 1978 et lA’acquisition du studio, Denis Lalonde travaillait dans le domaine de la technologie électronique et

‘-

la télévision educative. 11 a également été professeur d’école secondaire. Son passe-temps qui était déja une passion, la sculpture, est toutefois devenu plus sérieux lorsqu’on se mis a lui commanditer des pro jets précis et a lui acheter ses oeuvres.

Le style de plusieurs de ses sculptures reflete le studio on elles sont nées en ce qu’elles apparaissent tout de suite comme d’in- téressantes pieces de menuiserie. D’auues dévoilent un esprit aven- tureux qui cherche de nouveaux modes d’expres— sion, des matériaux et des formes non-traditionnelles.

Denis Lalonde prévoit d’ailleurs que sa démarche créatrice évoluera vers le gigantisme. «Mon ange gardien, expliqu‘e-t-il, exige toujours de‘ plus gros jouets»... F.B.

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