2 o L'EXPRESS - Semaine du 13 au 19 février 1996

Pensrons: faut-il hausser les cotisations ou réduire les bénéfices (ou les deux)?

OTTAWA (PC) - Avant de s'enten— dre sur les facons de réformer nos régirnes de pension, les ministres des Finances provinciaux et fédé- ral ont preférvé lancer un processus de consultations publiques.

Une rencontre des ministres des Finances -— a laquelle participait le vice-premier ministre et nouveau ministre des Finances du Quebec, Bernard Landry a produit ce con- sensus, la semaine derniere. «On n’est pas en face d'affrontements de quelque sorte», a explique’ M. Landry.

Ottawa a présenté aux ministres pmvinciaux un document de reflex- ron sur la réforme des régimes de pension ui servira de base aux consultations. «Le document du gouvemement du Canada est inté— ressant, et il fera partie de nos pro- pres documents et de nos propres analyses», a récisé le ministre québécois des inances.

Ce processus se déroulera dans Ie courant de I’année. L’échéancier n’a s encore éte’ e‘tabli.

provinces ne sont as toutes sur la méme longueur ’onde au sujet des solutions possibles. Les regimes font face a de fortes pres- sions, dues a des changements dé- mographiques et économiques qui laissent entrevoir un tarissement d5 fonds d’ici une vingtaine d’an- nées. Le Québec préconise une ac— Célération des hausses de cotisa- tions, tandis que I’Ontario prefere- rait ue l’on examine également Ia possi ilité de réduire les prestations en haussant, par exemple, l’age d’admissibilité.

L’ ACTUAL

Bouchard compare Trudeau a up pharaon

MONTREAL (PC) Au «J’accuse» de Pierre Elliot- Trudeau, publié le 3 février dans les quotidiens La Presse et The Gazette, le pre- mier ministre québécois Lu- cien Bouchard a répliqué samedi demier par un cours d’histoire constitutionnelle au terme duquel il plaide «coupable»... de chercher a faire triompher la démo- cratie au pays.

Apres avoir rendu hom- mage a l’esprit democratique des Jean Lesage, Rene Lives- gue, Daniel Johnson pere et rls, Jacques Parizeau, Claude Ryan et Brian Mulroney, «qui se sont tous pliés aux deci- sions majoritaires»; apres avoir souligné que Pierre EI- liott Trudeau les a tous, a un moment ou a un autre, u- diés, cons ués, accuses, u- cien Bouc ard comtate que seulement six iours a res son assermentation, il a ete intro- duit dans ce club de demo- crates honnis par Trudeau.

«Avec eux, et tous les Québécois, je plaide coupa- ble.»

Dans un long texte, publie dans plusieurs quotidiens, Ie nouveau chef du Parti Que- bécois remonte l'histoire constitutionnelle du pays jus u’en 1865, alors que les par ementaires du Bias—Cana— da ont accepté d’adhéncr a la Confederation ar un vote de 37 contre 25. I rappelle en outre qu’aux elections gene- rales de 1867, seulement 55% des Québécois ont voté en faveur du Parti Conservateur pmonfédérationniste.

Dans Ie meme sens, i| fait reference aux referendums

de 1980 et 1995 pour demon- trer que les Québécois ont, chaque fois, respecté Ie ver- dict maioritaire, sans que per- sonne ne propose de morce— ler Ie territoire.

M. Bouchard illustre ega- Iement son propos de l’exem- ple du Canada, qui a reconnu ces dernieres années dans Ieurs frontieres d’origine un grand nombre de nouveaux

ays, sans roposer dans eur cas de c nger les regles democratiques ni de bous- culer les frontieres. «Pour- quoi les Quebecois n’au- raient—ils pas droit au meme respect democrah'que?»

TRAHISON

M. Bouchard écrit de Pierre Trudeau que son «J’ac- cuse» a de forts relents de deja vu et que sa diatribe est sérieusement déphasée, que dans le débat démocratique, il y a un s entre Ie choc dos idées et 0 mépris de I’autTe, un pas que I’ancien premier ministre «franchit malheu- reusement assez allegre- ment».

I’i ue’ au vif par I'accusa- tion e trahison, M. Bou- chard indique dans un pre- mier temps ue ce mot ne fait pas partie e son vocabu- aire. Mais encore 1a, il a re- trace des declarations de Daniel Johnson et de Claude Ryan et découvert que ces deux chefs federalistes ont, eux, arlé de trahison pour

uali ier Ie rapatn'ement de la (institution de 1982.

A son sujet, Pierre Tru- deau a encore écrit qu’il a «souillé Ia bonne reputation

démocratique de la province de Québec». Lucien Bou- chard Iui rappelle qu’il a sus- pendu les libertés civiles en 1970. Il repmche enfin a l’an— cien premier ministre de ré- duire les revendications tra- ditionnelles du Québec aux questions de la langue dans les institutiors fédérales et de I'éducation pour les minori- tés francophones hors Qué bec

«M. Trudeau se conduit comme pas pharaons de I’an— cienne Egypte ui, lo . u'ils étaient insatis aits del his- toire, faisaient gommer et disparaitre de leur royaume toute inscri tion, mention on rappeldéso ligeants.»

JOHNSON

S’il écorche Pierre Tru~ deau, iI n'épar ne pas Jean Chrétien en 5e emandant si l’histoine n’tst en train de se ter. M. uchard note qu’ ttawa ne consulte plus le chef Iibéral québécois Daniel Johnson depuis 1e 30 octobre 1995, comme Tru- deau avait ignoré Claude

qui veut réécrire l’histOIre

Rgan apres Ie referendum de 1 80.

M. Chrétien a promis en 1995 u’un NON entrainerait des c an ements. «Com- ment les é ecteurs du NON réagiront-ils Iorsqu’ils s’avi- seront que les changements proposes visent a modifier unilatéralement les regles de la démocratie québécoise et a dépecer le territoire québé- cois?»

M. Johnson a estimé ré- cemment ue la nouvelle stratégie f érale, évoquant une hypothe’tiqgréecpartition du territoire ue ois en cas de vote pour a souveraineté ou une hausse de la maiorite’ requise, était «a cété de la track».

Le chef du Parti Libéral du Québec a dit avoir a pre- cié Ia li ue de M. ou- chard a . rudeau: «C'est une prose extrémement in— téressante», a-t-il dit. «C’est dit en des centaines de mots ce ui s’énonce également de la gacon suivante: M. Tru- deau a oublié son histoire du début des années 80. II a ou- blié son opposition au lac

Meech. II a oublié son 0

sition a Charlottetown. l est 'ut—etre temps qu’on oublie . Trudeau.»

BOURASSA

Le «J’accuse» de Pierre deeau a aussi irrité l'ancien remier ministre québécois obert Bourassa qui, pour toute réplique, a référé les journalistes au récit qu’il fait des événements ui ont mar— qué cette pério e dans son Irvre Gouvemer Ie Quebec, ublié en 1995 aux editions ides.

«M. Trudeau s’est lance dans la polémique; il a en- coura ,6 ’0p sition a l’Ac- cord u lac eech. J’ai été surpris et décu. On aurait pu penser qu’aprés le Iourd

éritage qu’il avait Iaissé clans le secteur des finances publiques, il aurait été plus responsable dans Ie dossier constitutionnel. »

Des chapitres complets de Gouvemer Ie Quebec ont été rédigsts a partir des échanges

ue . Bourassa a eus avec

es professeurs de I’Univer- sité de Montreal. Au nombre de ces professeurs figurait Ie constitutionnaliste Stéphane Dion, nouvelle recrue du gouvernement Chrétien et disciple de Pierre Trudeau.

Ala page 272, on peut lire l‘étonnante confession que M. Dion faisait a Robert Bourassa: «Apres Meech, on aurait eu la stabilité pour tres longtemps et la pire erreur constitutionnelle de l’histoire de ce ays, c’est probable— ment a campagne de M. Trudeau contre Meech.»

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«E uité» salariale: ’Ontario a montré ce u’il ne faut pas aire?

QUEBEC (PC) «Le bilan de l’ex- pe’rience ontarienne (la Loi sur ’équité salariale) n’a pas été con— cluant. S’il I'avait e'té, il nous semble que d'autresrprovinces canadiennes auraient emboité Ie pas.»

C’est c'e qu'a affirmé récemment en commission parlementaire, le president du Conseil du patronat du Quebec (CPO), Ghislain Dufour, qui a insiste’ sur la de’funte Ioi de 1 Ontario pour tenter de demontrer pue le gouvernement québe’cois erait fausse route clans son inten- tion de I ' iférer pour forcer les em- ployeurs appliquer le principe de travail « uivalent», salaire égal.

Le C36 favorise davantage des mesures incitatives ur atteindre cet objectif, a ajouté . Dufour. La ministre Louise Harel croit toujours qu’une Ioi «pro-active» s’impose.

Le tourisme sexuel

a l’étranger pourra

étre uni au anada

GENEVE (PC) Les Canadiens sur- n‘s en train d’exploiter des enfants des fins sexuelles a l’étranger

risquent de se retrouver devant les

tribunaux a Ieur retour au ays si un appel lance par les Nations

Unies en faveur de l’adoption de

Iois plus sévéres recoit l’aval des

pays membres.

Actuellement, un fossé juridique rend impossible pour le Canada d’intenter une action judiciaire contre ses propres citoyens Iorsque ceux-Ci sont engages dans la pmstitution infantile a l’étranger, soutient Gilbert Iaurin, un représentant canadien qui assiste a une reunion de deux semaines sur ce suiet qui se tient sous I' ' 'de des Nations-Unies a Geneve. « os Iois, a certaines exceptions pré, ne s’appliquent qu’au Canada», a rappelé M. Laurin.

L5 Nations—Unies souhaitent colmater ce genre de breches et ren- torcer la loi internationale en matiere d’exploitation sexuelle d'enfants. U n grou de travail de la Commission des roits de la personne LIBS Na- tions-Unies qui a été cha e de l’or- ganisation de la reunion Eemhe a établir un protocole a la Convention sur les droits de I’enfant en ce qui a trait a la vente d’enfants, Ia prostitu- tion infantile et la pxrmographie in~ fantile.

Le Canada figure parmi les 54

ys qui assistent a cette re’union.

i .Iaurin est Ie sous-directeur de la

division des questions juridiques au

ministere des Affaires étrangeres.

Le rotocole que l’on est en train de

r' iger étendrait Ia juridiction des

Etats sur Ieurs pnipres ressortissants,

peu importe le pays ou ils se sont

rendus coupab es d’un délit.

«Donc, si un Canadien partait pour I’étranger et commettait un de’lit en rapport avec la prostitution infantile ou avec la pomographie infantile ou d'une facon ou d’une autre il était impliqué dans la vente d’un enfant, Ie Canada ne serait pas normalement en mesure de traduire cette personne en justice pa rce que le delit a eu lieu a I’étranger. .

, «Avec ce protocole, les Etats sont

incités a adopter des Iois qui Ieur

permettraient d’intenter des actions en justice contre Ieurs citoyens sans égand au lieu ou ces trois delits ont été commis.»

Onze pays ont déja passe une legislation extra-territoriale rim rend possible pareille poursuite. I amii eux figurent Ia Suede, la France, Ia Belgique, I’Allema ne, I'Australie et la Nouvelle—Ze’lange. [2 Canada est fondamentalement o pose a I'adop- tion de Iois qui s’a p iquent outre- frontiere. «Ce In ant, si un accord international intervient comme dam Ie cas de ce rotocole facultatif, c’est tout a fait different», selon M. Iaurin.

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