L’hebdo (les froncophones du Grand Toronto

L’ X?

Parfu stude

Deux luuréuts pour Ie 20° Prix Trillium

Daniel Castillo-Durante.

[Mill-FRANCOIS SYlVES'IRE poullronrois@sympotiroto

C’est Iundi midi, sur le campus de l’Université de Toronto, que la mi- nistre de la Culture, Caroline Di Cocco, a remis les 20“ l’rix littérai- res Trillium qui rendent homma- ge a l’excellence des écrivaines et écrivains de la province, tout en favorisant Ia sensibilisation du public a la qualité et a la diversi- de la littérature en Ontario. Son discours était malheureusement unilingue anglais.

Tour d'abord, Daniel (astillo Durante, d'Uttawa, a romporte lo l’rix Trillium pour son roman into tulo Lu passion dos nornmlr‘s (\\/ Editeur). Lot olnrago tait preuxe d'une ecriture a la tois dense et in— tense. I] so \‘out ni plus ni moins l'eloge du regard pose par colui qui \‘ient d’aillours, par le noma~ do. Le protagonisto intarno I'otro qui scrute lo present, ocartele on— tre detn points do turto qui s'on~ foncent dans des drreotions s'olor- gnant I'uno do l'autro

l.’autro lauroat, l‘aul 3n ore, s'ost egaloment morito co I‘rr\ Trillium un peu special pour son recuoil intitulo Cnu‘ (l.d1trons David). ( ot ouvrage do l'ocrnain torontois est l'exprossion d’un dosar'roi devant ce qui, pour toutos sortes do rai— sons, so lt'OUVe mnnat‘o on on \‘ntt‘ do disparaitro.

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YAllll IUXEDA ybuxedo@lexpress.to

Avec des enceintes de renom com- me Anfield Road, Mestalla, on San Siro, le soccer européen peut se targuer de proposer les plus belles ambiances sportives de la planete. Pour de nombreux immi- grants, quitter l’Europe signifie également quitter l’effervescence unique provoquée par ce sport.

Raros sont les Canadiens d’adop- tion qui n'ont pas rapporte do lour [turope natalo le \‘irus du soccer. Do l’lispagne a I’Estonie, le soccer est au pouplo ouropoen co que la moutardo est au hot-dog: un condi- ment incontournahlo, qui oxacorbe la savour naturello do tout Co qui l'entoure.

lusqu'ici la decouverto du Nouvoau—Monde pour tout immi- grant sliccompagnait do sacrifices inoxitahlos. l.a \‘isito hobdomadai- re au stado on otait un pour beau- \ oup. .. pour moi egalemont. Cortes, lo hockey et ses attraits naturels oxplosivito, tension, fervour popu— laire , ont p11 un temps t‘aire offi— ce do palliatit, mais les difficultos a so procurer dos billets ont genera- lomont roussi a ropoussor les plus tonmos ot plus riches supporters potolttiols.

Mars a Iors ou al lais—jo, on compa- enio do cos milliors do supporters on perdition, assouvir cette inCo- horrible onVie do A rior mon amour pour la Imballo? Lo basket? 'T rop do points... I.o Baseball? Trop long... I o Football? Irop comploxo. ..

l)e\‘ant cetto inextricable situa- tion, to r...- rosolvais tinalement a chanter mon amour incontrolablo aux idoles on culottos courtes par l'intormodiairo do ma television.

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Semaine du Sou ll iuin 2007

Avont méme Ie début du motrh, les supporters donnent de la voix et oniment les trovées du stade r‘i l'unissons.

32' onnée, nume'ro 22 0 wwwlexpressto 0 25

photo: Yonn Buxodo

Nouvelle ecole publique clans les Beaches

YIN" BUXEDA ybuxedo@lexpress.to

Le protecteur du Conseil scolaire de district Centre-Sud-Ouest (CSDCSO) a un nom: Saint Aloysius. Ce lundi, le conseil public a officia- lisé son acquisition de cette ancienne école du quartier des Beaches qui appartenait jus- qu’alors au Toronto Catholic District School Board. Ce dénouement marque la fin d’une lut- te farouche, notamment avec le Conseil muni- cipal qui envisageait de prime abord la démo- lition de I’édifice pour y construire un espace vert.

L’ancienne école St-Aloysius, située au 80 avenue Queensdale ‘a proximité do C oxwell et Danforth, accueillera donc une huitieme école élémentai- re sous egide du CSDCSO et aura pour preuuei objectif de répondre a la demande grandissante dos secteurs East York et Beaches do Toronto.

Pour rappel, en 2001, un rocensement de Statistique Canada identifiait entre 2 000 et 3 000 enfants n’ayant pas directement acces a un enseignement public do langue francaise dans ce secteur. On y trouve toutefois une éCOIe catho- lique francophone, Georges-Etienne-Cartier.

Le president du Conseil Me Ronald Marion a vante’ cette acquisition maieure, dont le cout to—

la vie en rose, Ia Mome ressucitée

tal, comprenant la remise a neuf des lieux, at- teint la bagatelle de 11 millions $2 «Ouvrir une e'cole est un acte important de la vie d’une com- munaute. L‘ecole n’est pas qu’un end roit pour on- seigner: elle est un lieu de vie, qui veut associer les familles, le personnel de l’école, mais aussi la municipalité et toute la communauté a la réussi- te scolaire mais aussi personnelle des jeunes.» L'ouverture de ce nouvel établissement, desti- aux éleves de la maternelle a la 6“ anne’e, de— vrait selon toute vraisemblance s’effectuer des septembre 2008, apres re’fection des lieux.

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INSOLITE

BRUNO DE FARll-IOPES bdeforialopes@loxpress.to

Une véritable réincarnation, com- me si le réalisateur avait remonté le temps et filmé la réalité. La vie en rose (de son titre original, La Mome), est ce mélange d’amour, de tragédie, de joie et de tristesse, d’excés et passion... un conden- de sentiments intenses joués a la perfection par une Marion Cotillard au sommet de son art.

Pour comprendre une personne, i1 rie suffit pas de la rencontrer un jour, parcourir avec elle un bout de chemin plus ou moins long, et puis dire «je la connais bien». En reali- c’est le meilleur moyen d'aboutir a des jugements erronés. Pour reel- lement connaitre quelqu’un, com- prendre ses reactions et sa person- nalité, il est primordial de saisir son passé, son milieu social, son educa- tions, etc.

Ce sont ces choses qui vont dé- terminer qui nous sommes, et qui nous serons. Et C'est exactement dans ce sens la, u'Olivier Dahan, le réalisateur du fi m, a choisi d’abor- der son personnage. «L’enfance c’est la partie la plus im ortante de la vie d’une personne. ll’fallait que ie m’attarde sur cot aspect la.»

Une enfant que sa mere trim-

ballait en chantant dans les rues do Belleville, avant de l’abandon- nor. Elevée dans un bordel, la petite Edith devient a son tour chanteuse de rue. Sa voix sublime tombe clans l’oreille d’un directeur de cabaret.

Car comment est-il possible de percevoir «la Mome», cette artis- te immortelle sans savoir d’ou elle vient? Celle qui n’aura rien regret- jusqu’au bout, ne reniera jamais non plus son passe.

C'est en faisant des recherches que lo producteur Alain Goldman s’ost rendu compte que Piaf fait partie de ces gens aimés de tout le monde.

II affirme que «Piaf est un des ra- res personnages qui fasse l’unani- mite chez les hommes, les femmes, les jeunes et les moins jeunes. Elle ne nivello pas par le bas, elle nous entraine tous vers le haut. Sa voix fascine au—dela de toutes les barrie— res sociales ou culturelles. Tout le monde so reconnait en elle.

Piaf est une icone, un repere et nous en avons plus que jamais be- soin. Son statut unique dépasse nos frontieres et c’est aussi pour cela que le film intéresse de nom- breux pays, y compris les Anglo- Saxons souvent hermétiques aux films francais.»

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Record de hot dogs engloutis

PHOENIX (AP) Un Américain de 22 ans, Joe Chesnut, a battu samedi a Phoenix (Arizona, sud-cuest des Etats-Unis) To: record du monde du mangeur de hot dogs, engloutis- sant 59,5 pains et saucisses clans le temps imparti de 12 minutes.

Le jeune homme pesant plus de 220 livres a ainsi battu, lors d'un concours regional, la performan- ce établie I’an dernier a Coney Island (est) par le Japonais Takeru Kobayashi, qui avait avalé 53 hot dogs.

«I’ai toujours cru qu’il y avait une Iimite, une limite a l’estomac et la vo— lonté humaine, mais apparemment il n’y en a pas», a commenté Ryan Nerz de la Major League Eating. Une appellation que l’on pourrait tradui- re par «Mangeurs de Premiere divi- sion». Cet organisme, selon M. Nerz, pourrait étre conside’ré comme «1e comité exécutif mondial de tous les sports centres autour de l’es’tomac».

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