294 PREMIERE SECTION. - HYGIENE GENERALE.

Je n’insisterai pas davantage sur ces divers points. Je me résume en vous disant que la section peut admettre, ainsi que je le disais en commencant, que les villes ne doivent distribuer comme eau potable de l’eau de riviére que lorsqu’elles ne peuvent pas se procurer de bonne eau dc source; qu’il faut condamner les reservoirs cu, comme celui de POurthe, Peau ne se conserve pas; et enfin qu’il est impossible de déterminer méme d’une maniére approximative la quantité d’eau nécessaire a une ville. _ -

M. le comte Francois VANDER STRATEN-PONTHOZ, vice-président de la Société centrale cfagriculture (Bruxelles). Toutes mes observations ont porté sur la possibilité d’avoir facilement de l’eau potable en quantité suflisante, et ensuite de l’eau de service pour Parrosage des rues et le nettoiement des égouts.

A .mon avis, l’eau des puits du haut de la ville et du quartier Léopold est de beau- coup préférable a 1'eau que PAdministration nous donne et qui pourtant, je 1e re- connais, est assez bonne.

Je ne préconise Pusage des eaux de puits qu’en présence d'eau de sources couran- tes de qualité inférieure ou insuffisante.

Je ne voudrais pas, messieurs, qu’on établit de privileges ni en faveur des campa- gnes ni a leur detriment. Toutes les fois donc que cela sera possible, il faudra que les villes se suffisent a ellesmémes, sinon il sera nécessaire qu’e1les indemnisent les cam- pagnes-

Je suis étonné qu’il n'ait pas été question de l’utilité des citernes d'eau pluviale. '

C’est un objet de la plus haute importance, surtout dans les villes cu les eaux p0- tables ne sont pas abondantes et sont presque toujours impropres aux usages mena- gers, surtout au blanchissage du linge.

Les citernes constituent un bienfait énorme dans les grandes villes cu elles oifrent aussi des ressources contre l’incendie. On ne peut trop en recommander la construc- tion. Elles sont un des moyens auxquels nous avons recours dans les campagnes pour remédier a la pénurie d’eau, pendant les sécheresses.

M. MAHAUX, docteur en médecine (Bruxelles). Messieurs, je demands pardon a Passemblée de prendre encore la parole dans une discussion qui touche s. sa. fin, mais il est un point, le plus important peut-étre, qu’on n’a pas suffisamment approfondi zje veux parler de la question de la salubrité des eaux. On n’a envisage’ jusqu‘ici cette salu- brité qu’au point de vue physique, au point de vue chimique et au point de vue phy- siologique. Or, il faut Pexaminer aussi au point de vue médical.

Notre president nous a dit, avec infiniment de raison du reste, qu’il fallait procéder aux analyses chimiques des eaux a distribuer. Je suis de son avis; quandil s'agit d’établir une distribution d’eau, d’aller la capter dans une localité, il faut en faire préa- lablement une analyse chimique complete. Mais cette analyse ne suffit pas. En eifet, toute analyse chimique d'eau donne d’abord le détail des sels inorganiques, puis men- tionne in globo les matiéres organiques. Mais quelles matiéres organiques? C’est ce que Panalyse ne nous dit pas, et c’est cependant ce qu’il faudrait savoir, car elles ne sont pas toutes nuisibles. Sont-ce des matiéres simplement organiques ou des matiéres organisées? Je 1e répéte : l’analyse chimique, trés-utilc pour nous denier la composition des substances inorganiques renfermées dans l’eau, est totalement impuis- saute a nous faire connaitre la nature des matiéres organiques.

Cette analyse n’est donc qu’un premier jalon, rien de plus.

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