.»:n->_-<-1-<W6§§i,g.gii~li15a-1-:4-20 -J=~=x'~?’-.¥J-;-ga;_,» r

EPUBATION nns mux nnootrr. - IRRIGATION. m5

M. DEPAIRE, professeur a l’Université (Bruxelles). D’aprés les orateurs que vous avez entendus, la question de Pépuration et de Putilisation des eaux d'égouts est bien prés de recevoir une solution complete et satisfaisante.

La seule observation sérieuse que j'aie entendu faire a trait a ce qu'on appelle les terrains saturés par les eaux dirrigation.

J’avoue, messieurs, que ce point m’a beaucoup préoccupé, lorsque j’ai étudié la question de Yutilisation et do Fépuration des eaux d’égouts.

Je dnis dire que si j'ai le plus grand respect pour les données physiologiques, j'ai beaucoup de respect également pour les données de Pexpérience.

Quand les premieres enseignent que les terres peuvent arriver a Pétat de saturation, par suite de lirrigation, Pexpérience montre qu’a Milan, a Edimbourg, etc., on irrigue llepuis trés-longtemps sans que Pinconvénient de la saturation se soit produit. Et ce- pendant, messieurs, dans l’une de ces villes Pirrigation se fait dans les conditions les plus fzicheuses, dest-a-dire qu'on ne cherche pas a utiliser les eaux d’égouts, on cherche

neulement a les purifier. Je suis convaincu que Pirrigation. convenablement pratiquée, ne peut donner lieu

a Pinconvénient que l’on redoute. Ona présenté-tout-a-Pheure un argument qui parait saisissant au premier abord .

On a dit : c Si une ville a besoin de l,000 hectares pour subsister et si vous rejetez les déjections sur 100 hectares, i1 est évident que vous devez arriver a la saturation des tflfljflins a.

Cola parait péremptoire; et il en serait évidemment ainsi, s'il n’y avait un moyen (Pempécher Pinconvénient de la saturation. Ce moyen consiste a produire non pas une seule récolte, mais cinq ou six récoltes, et méme davantage, suivant la nature des

plantes cultivées. ll est evident que si l’on tait produire au sol trois récoltes au lieu d’une, il faut lui

fournir une quantité d’irrigation plus considerable ; car les plantes enlévent a la terre le triple de ce qui lui serait enlevé s’il n’y avait qu’une seule récolte.

p Puisque j'ai la parole, fappellerai l’attention de l’assemblée sur un point de mon

rapport qui n’a pas été examiné, et qui m_érite cependant une trés-grande attention; il

's’agit de Paltération des cours d’eau par les résidus industriels. Actuellement, les auto-

rités emploient le moyen que voici, en Belgique et en France : elles concédent un oc~ troi a un industriel dont les opérations sont de nature a donner des résidus altérant les cours d’eau ; elles disent a cet industriel : - Vous emploierez tel procédé pour purifier les résidus de votre industrie >. Lfautorité locale a la mission de veiller a Pexécution des prescriptionsde l’aut0rité supérieure.

Ce systéme, messieurs, me parait vicieux. C’est pourquoi j’ai eu Fhonneur de propo?

ser a Passemblée un autre moyen. D'abord, la surveillance des établissements indus- triels serait retirée aux autorités locales. Cette surveillance deviendrait une obligation, un devoir de lautorité supérieure. Ensuite, l’autorité n’indiquerait pas aux industriels

.16 procédé aemployer; elle les laisserait libres de faire a leur guise.

Uautorité locale a souvent des intéréts directs dans les établissements industriels qui se trouvent placés dans la commune. Elle n’a donc pas la liberté d’action nécessaire pour agir et pour assurer Pexécution des octrois. I1 arrive trés-souvent que le directeur "do l'usine ou le principal intéressé est bourgmestre ou échevin de la commune dans laquelle se trouve Pétablissement, et lorsque Fautorité supérieure prescrit le moyen de purifier les eaux, Pindustriel, qui fait partie de l’autorité locale, n’exécute Pordre