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PROPHYLAXIE mas MALADIES nvmmarouns. 1,37

une localité in/ectée , présenté par M. le professeur Znmcsunn, médecin consultant de S. M. FEmper-eur de Russia.

Les moyens de prevenir et d’enrayer une épidemie different essentielle- ment, selon sa nature et son caractere. Ainsi, on peut suspendre dans leur marche par des quarantaines la fievre jaune et la peste; en isolant les malades atteints de la scarlatine, de la rougeole ou de la petite verole, on arrete les progres de ces affections contagieuses; la vaccine protege contre la variole; le typhus endémique disparait quand on opere le defrichement d’un terrain inculte ou l'assainissement d’une ville insa- lubre; les fievres paludeennes s’effacent apres le dessechement d’un marais. Mais contre la plus terrible des epidemics : le cholera, l’homme a paru pendant longtemps impuissant. Depuis l’apparition de ce fleau sur le continent europeen, dest-a-dire depuis 1822, la science, tout en recueillant les données les plus interessantes sur les phénomenes pathologiques, Pétiologie et la propagation du cholera , a peu aug- mente les chances de lui echapper par un traitement medical quelconque.

Nous connaissons, au point de vue geographique, la marche generale du cholera. Son berceau est aux sources du Gange. C’est de la qu’il est parti pour faire sa tournee meurtriere sur une grande partie du globe ter- restre. Cette excursion funebre du fiéau ainsi que ses symptome-s caracte- ristiques ont éte amplement décrits par les savants, surtout par les auteurs anglais et russes. On a cherche et trouve_ dans des milliers de cadavres de choleriques la cause de la mort et les traces particulieres de la maladie. Annesley, Markus, Seidlitz, Pirogofi‘ et Virchow en ont parfaitement établi le caractere anatomique. Le professeur Pettenkofer a decrit Pinfluence des eaux du sous-sol sur la hausse et la baisse des epidemics en general, et du

' cholera en particulier. On a beaucoup discuté sur les proprietes conta-

gieuses ou miasmatiques du cholera. Quelques-uns esperaient enfin avoir de- couvert Pessence meme du mal dans la fameuse Zooglaea de Haller; mais malheureusement, on a aussi acquis la conviction deselsperante que, malgré tous les efforts de la medecine, le chifli-e constant de la mortalite atteint le nombre eifrayant de 50 p. c. Et cependant on n’a pas manque de remedes spécifiques contre le cholera; mais leur nombre s’est augmente jusqu’a nos jours en raison directs de leur impuissance.

Or, ce que la médecine n’a pu eflectuer reussit en grande partie a Phy- giene. C’est a l’Angleterre qdappartient Fhonneur d’avoir introduit sur

une large echelle des mesures prophylactiques contre la propagation du cholera. Dans cette nation, on a organise des clubs anti-choleriques; on a introduit les visites preventives a domicile pour améliorer les conditions