TROISIEME SECTION. ECONOMIE SOCIALE.

SEANCE DU 3 OCTOBRE.

Présidence de M. Albert PICARD.

Comment taut-i] organiser le patronage des condamnés llbérési

Rapport de M. E. VANDER LINDEN, avocat, d Bruwelles.

Uutilité, ou plutot la nécessité du patronage des oondamnés libérés n’a plus besoin auj0urd’hui d’étre démontrée.

Envisagée an point de vue de la société, cette oeuvre constitue une véri- a

table défense sociale; la société doit redouter avec raison les rechutes auxquelles sont exposes, a leur sortie de prison, les hommes qui ont déjla enfreint les lois; elle doit se préserver des dangers que ces hommes peuvent faire naitre quand ils ont recouvré le plein usage de leur liberté.

e Sans contester Faction des autres causes qui peuvent contribuer a

» amener les récidives, disait M. Ducpétiaux, inspecteur général des pri- » sons de Belgique, dans un mémoire couronné par I’Académie royale en

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» étre attribuées a Pabandon dans lequel se trouvent les libérés, au pré-

1859, il est évident que, dans un grand nombre de cas, elles doivent <

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v jugé qui les repousse, a la difliculté qu’ils éprouvent a pourvoir par ~|

» leur travaila leur subsistance. n

Envisagé au point de vue du condamné libéré, Ie patronage constitue un veritable sauvetage moral, et personne ne oontestera qu’a ce titre, la question qui nous occupe devait trouver place dans le programme d’un Congres d’hygiene et de sauvetage.

Le premier probléme a résoudre, au sujet du patronage, est celui de

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