PATBONAGE mas connxmmts LIBERES. 135

Relativement au but, il ne peut y avoir, pensons-nous, qu’une opinion: replacer le condamné libéré dans la position .qu’il occupait avant sa faute et écarter de son chemin les obstacles qui pourraient faire faillir ses bonnes resolutions tel est le double but de Paauvre.

Quant aux moyens propres a Patteindre, il est utile de faire remarquer qu’il existe depuis 1872, en France, une Société de patronage dont 1e but est de 1 procurer un asile et du travail aux libérés adultes de l’un et de a l’autre sexe. n

Dans la premiere assemblée générale de cette société, M. Jules De La- marque, un de ses fondateurs, a énoncé cette vérité que c Paumone accor- i~ dée aux libérés valides aurait l’immense inconvenient de rendre leur D’ situation plus avantageuse que celle de l’ouvrier honnéte qui n’a jamais enfreint les lois. »

Plusieurs asiles pour les condamnés libérés ont été créés la solitude de Nazareth, pres de Montpellier, l’Asile Saint-Léonard, a Couzon, la maison de Béthanie, etc.

Le Congrés aura a examiner l’utilité de ces asiles et les dangers qu’ils peuvent presenter an point de vue de Pecueil signalé dans le discours de M. de Lamarque.

Nous croyons qu’on peut assigner comma’ Iimite théorique aux secours a donner aux libérés la régle suivante:

Uassistance doit avoir uniquement pour but d’égaliser les conditions sociales entre le condamné libéré méritcmt et l’ouvrier honnéte, en se basant sur ce principe que le coupable qui a payé sa. dette et témoigné son repentir, doit étre protégé pour pouvoir suivre 1a bonne voie.

Nous signalonsa Yattention du Congrés les quatre regles suivantes:

Il faut éviter soigneusement d’user de contrainte vis-a-vis des libérés pour les engager a recourir au patronage;

I1 faut s’eiforcer d’isoler les libérés les uns des autres. afin de les empe- cher de reconstituer, aprés leur liberation, cette vie en commun a laqnelle le systéme cellulaire a pour but de mettre obstacle pendant l’accomplis- sement de la peine;

Il faut s’eiforcer d’amener les libérés a se fixer dans les campagnes ou les petites villes, le séjour des grandes villes étant éminemment dangoreux

' pour eux ;

Il faut encourager l’émigration volontaire des condamnés libérés.

u. Quoique l’on fasse pour le libéré, dit M. Stevens, dans son mémoire déja -.» cité, sa position sera toujours diflicile, et a coté de Pexpiation et du? D repentir, il restera toujours le souvenir de la faute. a