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l’asile de Ste-Catherine, situe a proximité de la manufacture et subsidié par des particuliers. Les ouvriers entrent pour une grande part dans ce subside: destpourquoiquelques-uns de leurs enfants fréquentent Pécole instituee aupres de l’asile; plusieurs vieillards, anciens employes de la ma- nufacture, y sont soignes.

La. creche de K Jasli n garde les enfants des ouvrieres mariées; elle est entretenue par des offrandes privées.

Une bibliotheque a ete créée en vue de cooperer au progres moral des ouvriers et dc leurs enfants; elle est pourvue de livres et de publications periodiques populaires.

La. direction se propose de construire encore un grand batiment d’habi- tation et d’y installer, en meme temps qu’une vaste salle destinee a 1a refection et au repos, une ecole spéciale pour les ouvriers et leurs enfants.

Mesures hygiéniques. Les mesures adoptees pour conserver la sante des ouvriers sont des mesures preventives, preservatrices et des mesures medicales.

Il y a, d’abord, la visite prealable que les medecins font subir aux ou- vriers arrivants; il y a, ensuite, les moyens employes pour diminuer autant que possible les cas de maladie et prevenir les accidents.

Le but principal des visites prealables est de pouvoir determiner si tel ouvrier voulant entrer au service de la manufacture est apte, relativement a sa. constitution, au travail en general et si, en particulier, il peut etre utile dans la partie speciale a laquelle on compte Pemployer. Ces visites, faites tres-scrupuleusement par le medecin de la manufacture, ont permis de re- fuser Padmission des ouvriers d’une constitution faible ou affectes de ger- mes d’un mal chronique quelconque, par consequent ceux pour qui le tra- vail serait nuisible. Elles ont empeche Pemploi des enfants et des adultes 5, des travaux demandant une dépense d’efforts physiques considerable ou ne presentant pas des conditions satisfaisantes au point de vue de Phy- giene; elles ont amené la bonne repartition des aspirants qu’on peut occu- per a differents travaux techniques, relativement a Yaptitude et a Porgani- sation physique.

II importe cependant dnjouter que ditférentes affections physiques, telles que des infirmites insignifiantes, des suites de rachitisme, un appau- vrissement du sang, une hernie etc., ne sont pas des obstacles a Fadmis- sion dans la manufacture, ou l’on emploie meme les sourds-mixets. Mais tous les ouvriers ainsi aliectes sont places dans des ateliers mieux soignes sous le rapport hygiénique et sont occupés a des travaux qui ne doivent pas- exercer une influence trop pernicieuse sur leur sante et transformer de légeres maladies en maladies chroniques et dangereuses. ' '