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Depuis le champ de blé du semeur Louis Hébert, Depuis la prime croix regardant le Desert, Depuis les mots de paix des graves Robes-Noires, Le vieillard efleuillait la Légende et l’Histoire. Rien du Passe’ lointain du grand F leuve natal Qwillustrereut Champlain, Poutgrave’, Roberval, Ne restait en oubli, ne lui fut un mystére.

Sur tous les uoms obscurs il faisait la lumiere. Il vivait en perzsée avec ceux d'autrefois,

Apétres, découvrerlrs, colons, coureurs de bois, Tous ceux que fascinait le cceur de la Nature, Tous ceux qu’u11 fier instinct poussait vers Faventure, Les Perrot, les Dulhut, les juneau, les Aubry. Vers tous les points du ciel, avec eux, sou esprit Voyagea daus la terre 012 croit la follaavoiue,

0a chassaieut les Saulteurs, le Cri, lK/lssiniboine. Partout, pour moissonner des récits et des noms, Du triste Labrador au dela des Hurons,

I l couvrait Fhorizon de ses pelerinages,

Refaisant les chemins, les périlleux voyages

Des preux qui sont allés vers le M eschacébé.

Dans les choses d’a1ita1i, chaque veille, absorbé, Avide, il relisait quelque bouquiu austere,

Tirait de leur sommeil, de leur grave poussiére, Quelques papiers jaunis 011 nul regard pieux

N ‘avait iuterrogé le moude des aieux.

Se pencher sur les morts eudormis pres du Fleuve, Raconter leurs exploits, leurs luttes, leur épreuve, Les faire défiler sous les yeux des vivauts,

Leur dormer le décor des bois, des flats mouvants, Les revoir se blottir dans le berceau des villas, Etreints par l’ I nconnu, cernés d'hommes hostiles, Raidis dans leur amour pour leur pays naissarzt, Fiers d’y semer leur foi, de lui donner leur sang; Partout rendre hommage aux humbles, tirer de Fombre Les voyageurs tombés darzs la savarze sombre, Tous ceux dont le labeur a fécorzdé le Nord,

Les rudes bucherons, les obscurs au cwur fort

Qui du seiu des Bois-Frarzcs a la vaste Prairie, De clocher e11 clocher, ont créé la Pam's;