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point de départ d’une ere nouvelle et tout a tait prospere pour votre chére maison. Que le Dieu de toute bonté les bénisse tous de lenrs sentiments généreux et filiaux,et qu’il les éclairedans les mesures qu'ils désirent prendre pour vous aider etficacement dans la poursuilc de Vocuvre importaute que vous out léguée le venerable M. (‘revier et M. le Chanoine Jeannette, dont " les noms et la mémoire seront £1 jamais bénis dans votre maison l

Avec mes vueux bien sinceres de bonnc et heureuse fete, je demeure votre tout dévoué et affectionné en N. S.

" 1' L. Z. Ev. nu SAI.\"l‘-1’l\'.-\CIN'I‘HE.

La lecture tle cette lettrc provoqint un vif enthoilsizisnlc et une profonde reconnaissance envers son augustc Auteur.

MoxsEIuNEUn GRAVEL dirigea alors Yattention dc lktsseinblét- sur le point pratique de la réunion: Fétude (lu IWOgratlnlne propose par le Rev. M. Nadeau. Ce IIIOIISlQUI‘ rctenu chez lui par une ma- ladie tres grave, avait chatrgé le Rev. M. ‘Tliarllonneau,curé (le Ste-Helene, (le le relnplacer et lui avait confie une lettre aux an- ciens éleves-PrC-tres. M. Charbonneail fit (lonc la lccturt~ tle cettu lettre, unarquée au coin du plus filial ‘attachenncnt at Fxllmu. Allaifli/T

ST.JL'I>1~:, l0 février 1896.

Aux anciens éleves-Prétres du Petit Séminaire de Sainte-hlarie, réunis en 1a Salle d’étude de leur Alma illater sous la présidence de Sa Grandeur Mon- seigneur Gravel, Evéque de Nicolet.

MONSEIGNI-ZUR, Msssu-zuns et Cnsns Llosrnsnss,

Lorsque je vous ai adressé Pinvitation a laquelle vous avez si bienveil- lamment répondu,j’espérais étre assez rétabli pour aller vous rencontrer et gouter le plaisir d’étre avec des freres. Mais puisque cette joie nfest refusée, laissez-nioi vous écrire en quelques lignes le but que je me suis proposé en convoquant cette réunion des éleves-Prétres du Petit Séminaire de Sainle- Marie.

Perniettez a un des ainés de la famille (le Suinte-Dlarie, de vous dire Puf- fection et Pattachement qu’il porte a1 1a. maison a laquelle il doit ce qu’il est dans 1e sanctuaire. (Jet amour pour mon Alma Mater, je le sais, est plus que partagé par vous tous, chers confréres; et c’est pour le rendre plus pratique et plus eflicace que nous sommes assembles sous le toitbéni, témoin de nos premiers efforts, de nos luttes enfantines, de nos petits revers et de nos moindres succes.

Les membres d’une meme famille, comme les enfants d’une mere com- mune, aiment a se voir, a se presser autour de celle a qui ils doivent 1a vie corporelle. Ils sont heureux de lui oifrir Phomniage de leur filiale reconnais- sance et de lui manifester toute leur sollicitude.

Eleves du College de Honnoir, aujourd’hui le Petit Séminaire de Salute- Marie, nous lui (levons la vie intellectuelle et la formation de notre conxur. Aussi devons-nous revoir avec joie not-re Mere, étre reniplis (Vestime et d’in- térét pour elle et lui prouver notre filiale gratitude.

Le but principal de notre réuniomchers confreres,est donc de (lévelopper, pour ne pas dire créer, un esprit de famille: “Se voir, se connaitre, rencontrer les membres dévoués de la maison, les encourager par nos sympathies, for- tifier leur courage et leur faire comprendre par des rapports plus intimes que nous apprécions leurs généreux efforts et leurs travaux incessants.”

Mais cet esprit de famille doit produire parmi les anciens éléves-Prétres et laiques Pesprit de sacrifice et dc cooperation, qui demande a exprirner au- trement que par des paroles les sentiments qui les animent 21 Pégard de leur Alma Mater et des messieurs qui la dirigent avec taut de zele,et qui marchent sur les traces du vénérable Folnlateur et de son vénéré successeur.